Comment Analyser Un Texte Pour Une Interprétation Réaliste – 3/8

comment analyser un texte theatre

La série de l’été continue avec Giles Foreman du GFCA Paris. Dans cet article il nous parle de la deuxième question à se poser sur le personnage pour le comprendre et pouvoir l’incarner.

Vous pouvez lire ici le premier article sur l’importance du thème

Et ici le deuxième sur la question Qui suis-je

 


 

 

Ce qui suit va répondre à quelques questions clés sur la vie du personnage qui pourraient bien avoir une incidence sur la façon dont il se comporte lorsqu’il apparaît la première fois dans la pièce/le film.

Où suis-je?

 

C’est une autre question apparemment évidente, mais l’on s’arrête plus profondément sur ses différents éléments, on redécouvre son importance.

La première partie de cette question est littérale

  • Où êtes-vous dans le monde? Êtes-vous dans la Russie centrale d’une pièce Tchekhov? Dans les États du sud de l’Amérique de Tennessee Williams? Ou, dans le nord industriel de l’Angleterre d’ un film de Leigh Mike?
  • Et qu’est-ce que cela signifie? Comment le fait d’être dans cet environnement vous affecte psychologiquement?

La géographie, le climat et la culture qui nous entourent exercent une énorme influence. Un aristocrate russe qui vit sur ​​un domaine immense, à des centaines de kilomètres des plus proches voisins, fera montre d’une réalité psychologique très différente de celle d’un mineur de charbon dans une maison mitoyenne sorti d’une pièce de DH Lawrence.

Recherchez minutieusement le contexte spatial de votre personnage afin de pouvoir livrer une  interprétation authentique. Posez-vous sans cesse les questions: «Qu’est-ce que cela signifie? Comment me serais-je senti? »

Sans comprendre comment un climat chaud et très humide vous affecte, vous ne pouvez pas vraiment jouer Tennessee Williams. Pour dire les choses simplement, il y a une différence marquée dans la psychologie générale d’un suédois et d’un sicilien.

Cette question vous oblige aussi à examiner les effets du lieu où vit votre personnage. Avoir été élevé dans un palais avec ses hauts plafonds, ses serviteurs et son opulence vous affectera à la fois physiquement et psychologiquement. De même, avoir été séquestré toute son enfance dans une grotte sans lumière, comme Sigismundo de la vie est un songe de Calderon de la Barca, aura ses propres conséquences. Comprendre les implications de l’enfermement avec une mère militante moraliste dans une maison au début du  20ème siècle en Espagne nous permet de concevoir le monde de Federico Garcia Lorca.

Les possibilités sont infinies.

Un autre élément dans cette question concerne votre relation à l’espace dans lequel vous vous trouvez. Par exemple, si la scène se déroule dans un endroit dans lequel votre personnage vit depuis 25 ans, vous aurez une relation spécifique, à la fois physiquement et émotionnellement, à l’espace et aux objets qui s’y trouvent. Vous serez assis dans votre fauteuil différemment que si c’était une chaise dans la salle d’attente du cabinet d’un médecin, dans l’attente des résultats de tests importants. Vous boirez votre café d’une certaine manière et tiendrez votre tasse différemment.

Le bon jeu réside dans le plus petit détail. 

Vous racontez l’histoire avant même d’avoir parlé; vous communiquez à travers votre corps et votre comportement. Le public enregistre cela de manière subliminale, sans même s’en rendre compte. Les bons acteurs s’efforcent d’être précis dans leurs choix. Ils essaient de créer ces détails grâce à une vérité, et non pas par le biais d’un processus externe d’imitation.

Exercice

Imaginez que vous êtes sur une plage de la Méditerranée devant le soleil couchant.

Établissez exactement ce que vous ressentez et ce qui se cache derrière ces sentiments. Laissez-vous affecté avant que des pensées rationnelles se précipitent pour donner un sens intellectuel à tout cela. Restez honnête sur tout ce que vous traversez, et tentez de ne pas vous censurer ou forcer des émotions et des associations qui ne sont pas vraiment là.

Observez comment l’expérience change la façon de se mouvoir de votre corps, votre humeur et votre bien-être.

Observez le genre de pensées que vous avez sans les juger.

[optin_box style= »12″ alignment= »center » action= »https://www.aweber.com/scripts/addlead.pl » method= »post » email_field= »email » email_default= »Entrez votre adresse email » integration_type= »custom » double_optin= »Y » name_field= »name » name_required= »Y » name_default= »Entrez votre prenom »][optin_box_hidden][/optin_box_hidden][optin_box_code]

[/optin_box_code][optin_box_field name= »headline »]Rejoignez La communauté ![/optin_box_field][optin_box_field name= »paragraph »]PHA+UG91ciDDqnRyZSBzw7tyIGRlIHJlY2V2b2lyIHRvdXMgbGVzIGFydGljbGVzIHN1ciBDb21tZW50IGFuYWx5c2VyIHVuIHRleHRlIGV0IHJlY2V2b2lyIHZvcyBCT05VUywgcmVtcGxpc3NleiBsZXMgY2FzZXMgZXQgY2xpcXVleiBzdXIgUmVqb2luZHJlICE8L3A+Cg==[/optin_box_field][optin_box_field name= »privacy »]Votre adresse est protégée[/optin_box_field][optin_box_field name= »top_color »]undefined[/optin_box_field][optin_box_button type= »0″ button_below= »Y »]Rejoindre ![/optin_box_button] [/optin_box]


comment analyser un texte

 

Giles Foreman est le fondateur du Giles Foreman Center for Acting à Londres et à Paris.
Il est spécialisé dans le réalisme pour la scène et l’écran grâce à l’approche Method Acting.

Cliquez ici pour voir sa biographie sur le site du GFCA Paris

 

 


Comment Analyser Un Texte Pour Une Interprétation Réaliste – 2/8

comment analyser un texte

 

Cet été, j’accueille sur le blog le coach Giles Foreman du Giles Foreman Center for Acting Paris pour une série de 8 articles invités sur l’analyse de texte. Dans cette série d’articles, vous verrez comment analyser un texte de théâtre ou de cinéma afin de pouvoir incarner le personnage.

Le premier article sur l’analyse de texte est ici.

Dans cet article, vous verrez la première des 7 questions méthodologiques qui permettent de construire son interprétation.

Comment analyser un texte en vue d’une interprétation réaliste

Les 7 questions méthodologiques

Si vous y consacrez les recherches et l’imagination nécessaires, ces sept questions suivantes peuvent constituer la colonne vertébrale de votre personnage.

Elles vous fourniront toutes les informations, qu’elles soient créatives ou intellectuelles, nécessaires à une interprétation systématique sophistiquée, avec une ligne narrative claire.

Il y a également une check-list pour vous assurez que vous savez tout sur ​​le personnage.

Quand quelque chose cloche en répétition, vous pouvez retracez votre chemin à travers ces questions et identifier celui qui n’a pas fonctionné.

 

  Qui suis-je?

 

Cette première question vous mène à créer le profil psychologique complet du personnage. Un portrait qui vous touche et vous permet de vous identifier au rôle.

Cette question couvre de nombreux éléments :

  • A qui le personnage ressemble ?
  • Qu’est-ce qu’il apprécie et qu’est-ce qui le révulse ?
  • Que fait-il ? Est-il un empereur ou d’un mineur ? En quoi cela l’affecte psychologiquement et physiquement ?
  • Quel âge a t-il ?
  • Que porte t-il ? Ses vêtements sont-ils soigneusement repassés ou froissés et tâchés ? A quoi ressemblent ses chaussures ?

Tout en réunissant les réponses à ses questions, essayez de trouver à qui ressemble ce personnage ? Avez-vous une image pour cette personne qui vous donne un cadre dans lequel travailler ?

  • À quelle personne célèbre ressemble t-il ? Qui choisiriez-vous pour jouer ce personnage ?
  • Ressemble-t-il à quelqu’un que vous connaissez personnellement, ou est-il comme le personnage de votre roman préféré ?

Trouver une image pour votre personnage afin de stimuler votre imagination. Lorsque vous trouverez l’image exacte, elle sera le but vers lequel œuvrer.

L’élément qui est sans doute le plus important dans la réponse à cette question est la biographie du personnage. Il s’agit de l’histoire du personnage, écrit à la première personne, qui contient chaque événement majeur de sa vie et qui explique la façon dont il se comporte pendant la scène.

Quand je demande aux étudiants de première année pourquoi ils désirent être acteurs, les réponses sont invariablement plutôt superficielles, comme : « Je me suis toujours senti acteur », ou « J’ai voulu tenter ma chance. » La réalité est tout autre. Si vous réinterrogez quelqu’un et lui demandez d’identifier honnêtement chaque événement majeur de sa vie qui l’a amené à prendre les décisions qui ont façonnées son avenir, vous aurez une histoire incroyable – une histoire qui nous fait rire et pleurer et soulève inévitablement des questions sur votre propre vie.

Il y a un aspect universel à l’expérience narrée dans presque chaque histoire.

Alors, qu’est-ce qui vous a mené à vouloir utiliser votre imagination au quotidien? Pourquoi n’avez-vous pas décidé de devenir chef ou mathématicien?

Lorsque vous commencez à réfléchir de cette façon sur votre propre vie et vos décisions, vous commencez à comprendre plus profondément la réalité psychanalytique qui se cache derrière.

Ce travail a pour but d’acquérir une compréhension plus riche et plus approfondie de soi et, par conséquent, des autres. Cela aide à être plus expressif, car l’implication émotionnelle affecte invariablement le corps.

En fin de processus vous devez comprendre le parcours et les décisions de votre personnage aussi pleinement que vous connaissez les vôtres et il doivent vous toucher comme si  c’était les vôtres. Qu’aurait dû-t-il vous arriver pour que vous vous comportiez comme votre personnage? Rapprochez-vous du personnage et utilisez vous vous-même  dans votre caractérisation.

Exercice

Écrire une biographie de personnage pour Hamlet.

 

Voir le premier article de la série : Comment Analyser Un Texte Pour Une Interprétation Réaliste 1.

 


 

[optin_box style= »12″ alignment= »center » action= »https://www.aweber.com/scripts/addlead.pl » method= »post » email_field= »email » email_default= »Entrez votre adresse email » integration_type= »custom » double_optin= »Y » name_field= »name » name_required= »Y » name_default= »Entrez votre prenom »][optin_box_hidden][/optin_box_hidden][optin_box_code]

[/optin_box_code][optin_box_field name= »headline »]Rejoignez La communauté ![/optin_box_field][optin_box_field name= »paragraph »]PHA+UG91ciDDqnRyZSBzw7tyIGRlIHJlY2V2b2lyIHRvdXMgbGVzIGFydGljbGVzIHN1ciBDb21tZW50IGFuYWx5c2VyIHVuIHRleHRlIGV0IHJlY2V2b2lyIHZvcyBCT05VUywgcmVtcGxpc3NleiBsZXMgY2FzZXMgZXQgY2xpcXVleiBzdXIgUmVqb2luZHJlICE8L3A+Cg==[/optin_box_field][optin_box_field name= »privacy »]Votre adresse est protégée[/optin_box_field][optin_box_field name= »top_color »]undefined[/optin_box_field][optin_box_button type= »0″ button_below= »Y »]Rejoindre ![/optin_box_button] [/optin_box]


comment analyser un texte

 

Giles Foreman est le fondateur du Giles Foreman Center for Acting à Londres et à Paris.
Il est spécialisé dans le réalisme pour la scène et l’écran grâce à l’approche Method Acting.

Cliquez ici pour voir sa biographie sur le site du GFCA Paris

 

 


Appliquer les choses que vous apprenez est essentiel pour réellement progresser. Cette séance d’auto-hypnose en mp3 vous aidera à changer le savoir en action afin d’appliquer facilement ce que vous apprenez.

appliquer ce qu'on apprend

Changer Le Savoir En Action

 

Comment Analyser Un Texte De Théâtre Pour Un Jeu d’Acteur Réaliste

comment analyser un texte

 

J’accueille sur le blog le coach Giles Foreman du Giles Foreman Center for Acting Paris pour un article sur l’analyse de texte. Dans cet article, vous verrez comment analyser un texte de théâtre ou de cinéma afin de pouvoir incarner le personnage.

Vous verrez d’abord comment trouver le thème de l’oeuvre pour vous impliquer passionnément dans l’histoire. Puis vous verrez les 7 questions indispensables auxquelles répondre pour un jeu d’acteur réaliste. 

Sommaire :

 

Comment analyser un texte en vue d’une interprétation réaliste

Premiers pas avec le texte et le personnage

Cela paraît évident, répétons le tout de même : lisez votre texte et lisez le attentivement. Vous seriez surpris de voir combien d’acteurs en formation se dérobent à cette tâche fondamentale.

Interrogé un jour sur son processus, Anthony Hopkins a dit lire ses scénarios encore, encore et encore jusqu’à ce que le personnage lui vienne comme par une sorte d’osmose.

Je vous encourage à lire votre texte plusieurs fois avant de commencer à travailler sur votre personnage et de continuer à le lire tout au long de votre processus de répétition.

C’est donc après avoir lu le script que le véritable travail d’analyse de texte peut commencer.

Pour ce travail je vous recommande également de remplir un album avec tout le matériel de recherche qui se rapporte à votre personnage – des images, des poèmes, vos écrits et ceux d’autres sur votre personnage, afin de stimuler votre imagination.

 

Maintenant vous êtes prêt à vous poser la première question. Celle qui paraît évidente mais qui est en fait complexe et souvent insaisissable:

De quoi parle cette œuvre ?

C’est la question la plus importante que vous vous poserez, et la réponse n’est pas une explication de l’intrigue : A rencontre B, ils tombent amoureux, puis une tragédie les frappe.

Il s’agit d’une analyse du thème – philosophiquement, politiquement ou spirituellement. Qu’est-ce que l’auteur a voulu dire ? Que voulons-nous, en tant qu’acteurs, dire ? Que désirons-nous que le public ressente ou pense après avoir vu notre performance ?

Comme pour toutes les formes d’art, il est possible de créer un personnage « à vue de nez » en prenant des décisions arbitraires.

Mais si vous avez une idée précise du thème de l’œuvre, vous pouvez focaliser tous vos choix pour le défendre. Cela vous donne un cadre dans lequel travailler.

Les acteurs défendent une idée, pas une personne.

Même le feuilleton le plus médiocre se focalise sur des concepts qui affectent la vie de ses téléspectateurs, et il est essentiel que nous les prenions très au sérieux.

Il y a une grande responsabilité lorsque l’on est conteur. La défense d’une idée améliore votre jeu.

Vous pouvez vous détendre, il ne s’agit pas de nos vies.

Le thème de l’histoire est un moyen pour vous de vous impliquer dans ce que vous faites et d’avoir une opinion qui vous motive et vous stimule. Il est très difficile pour un acteur de donner le meilleur de soi si le personnage, ses problèmes et ses aspirations, ne le touche pas.

Vous devez trouver une façon de vous impliquer, et d’engager votre imagination et vos ressources émotionnelles dans ce que vous faites.

Maintenant, vous pouvez vous demander : quel est le thème de la scène ? 

En quoi votre scène contribue au message plus général de l’histoire ?

Pourquoi est-ce que votre personnage se trouve dans cette pièce ou ce film ?

Quel est votre rôle dans la structure ?

 

Exercices :

Prenez une œuvre sur laquelle vous avez travaillé ou travaillez actuellement.

Écrivez en une phrase ce dont elle parle.

Faites de même avec chacune de vos scènes et en quoi elles servent l’idée générale.

7 Questions pour un jeu d’acteur réaliste

Si vous y consacrez les recherches et l’imagination nécessaires, ces sept questions suivantes peuvent constituer la colonne vertébrale de votre personnage.

Elles vous fourniront toutes les informations, qu’elles soient créatives ou intellectuelles, nécessaires à une interprétation systématique sophistiquée, avec une ligne narrative claire.

Il y a également une check-list pour vous assurez que vous savez tout sur ​​le personnage.

Quand quelque chose cloche en répétition, vous pouvez retracez votre chemin à travers ces questions et identifier ce qui n’a pas fonctionné.

 

  1. Qui suis-je ?

 

Cette première question vous mène à créer le profil psychologique complet du personnage. Un portrait qui vous touche et vous permet de vous identifier au rôle.

Cette question couvre de nombreux éléments :

  • A qui le personnage ressemble ?
  • Qu’est-ce qu’il apprécie et qu’est-ce qui le révulse ?
  • Que fait-il ? Est-il un empereur ou un mineur ? En quoi cela l’affecte psychologiquement et physiquement ?
  • Quel âge a t-il ?
  • Que porte t-il ? Ses vêtements sont-ils soigneusement repassés ou froissés et tâchés ? A quoi ressemblent ses chaussures ?

Tout en réunissant les réponses à ses questions, essayez de trouver à qui ressemble ce personnage ? Avez-vous une image pour cette personne qui vous donne un cadre dans lequel travailler ?

  • À quelle personne célèbre ressemble t-il ? Qui choisiriez-vous pour jouer ce personnage ?
  • Ressemble-t-il à quelqu’un que vous connaissez personnellement, ou est-il comme le personnage de votre roman préféré ?

Trouvez une image pour votre personnage afin de stimuler votre imagination. Lorsque vous trouverez l’image exacte, elle sera le but vers lequel œuvrer.

L’élément qui est sans doute le plus important dans la réponse à cette question est la biographie du personnage. Il s’agit de l’histoire du personnage, écrit à la première personne, qui contient chaque événement majeur de sa vie et qui explique la façon dont il se comporte pendant la scène.

Quand je demande aux étudiants de première année pourquoi ils désirent être acteurs, les réponses sont invariablement plutôt superficielles, comme : « Je me suis toujours senti acteur », ou « J’ai voulu tenter ma chance. » La réalité est tout autre. Si vous réinterrogez quelqu’un et lui demandez d’identifier honnêtement chaque événement majeur de sa vie qui l’a amené à prendre les décisions qui ont façonnées son avenir, vous aurez une histoire incroyable – une histoire qui nous fait rire et pleurer et soulève inévitablement des questions sur votre propre vie.

Il y a un aspect universel à l’expérience narrée dans presque chaque histoire.

Alors, qu’est-ce qui vous a mené à vouloir utiliser votre imagination au quotidien? Pourquoi n’avez-vous pas décidé de devenir chef ou mathématicien?

Lorsque vous commencez à réfléchir de cette façon sur votre propre vie et vos décisions, vous commencez à comprendre plus profondément la réalité psychanalytique qui se cache derrière.

Ce travail a pour but d’acquérir une compréhension plus riche et plus approfondie de soi et, par conséquent, des autres. Cela aide à être plus expressif, car l’implication émotionnelle affecte invariablement le corps.

En fin de processus vous devez comprendre le parcours et les décisions de votre personnage aussi pleinement que vous connaissez les vôtres et il doivent vous toucher comme si  c’était les vôtres. Qu’aurait-il dû vous arriver pour que vous vous comportiez comme votre personnage ?

Rapprochez-vous du personnage et utilisez vous vous-même  dans votre caractérisation.

Exercice

Écrire une biographie de personnage pour Hamlet.

 

Ce qui suit va répondre à quelques questions clés sur la vie du personnage qui pourraient bien avoir une incidence sur la façon dont il se comporte lorsqu’il apparaît la première fois dans la pièce/le film.

2. Où suis-je ?

 

C’est une autre question apparemment évidente, mais l’on s’arrête plus profondément sur ses différents éléments, on redécouvre son importance.

La première partie de cette question est littérale

  • Où êtes-vous dans le monde ? Êtes-vous dans la Russie centrale d’une pièce Tchekhov ? Dans les États du sud de l’Amérique de Tennessee Williams ? Ou, dans le nord industriel de l’Angleterre d’ un film de Mike Leigh ?
  • Et qu’est-ce que cela signifie ? Comment le fait d’être dans cet environnement vous affecte psychologiquement ?

La géographie, le climat et la culture qui nous entourent exercent une énorme influence. Un aristocrate russe qui vit sur ​​un domaine immense, à des centaines de kilomètres des plus proches voisins, fera montre d’une réalité psychologique très différente de celle d’un mineur de charbon dans une maison mitoyenne sorti d’une pièce de DH Lawrence.

Recherchez minutieusement le contexte spatial de votre personnage afin de pouvoir livrer une  interprétation authentique. Posez-vous sans cesse les questions: «Qu’est-ce que cela signifie ? Comment me serais-je senti ? »

Sans comprendre comment un climat chaud et très humide vous affecte, vous ne pouvez pas vraiment jouer Tennessee Williams. Pour dire les choses simplement, il y a une différence marquée dans la psychologie générale d’un suédois et d’un sicilien.

Cette question vous oblige aussi à examiner les effets du lieu où vit votre personnage. Avoir été élevé dans un palais avec ses hauts plafonds, ses serviteurs et son opulence vous affectera à la fois physiquement et psychologiquement. De même, avoir été séquestré toute son enfance dans une grotte sans lumière, comme Sigismundo de La vie est un songe de Calderon de la Barca, aura ses propres conséquences. Comprendre les implications de l’enfermement avec une mère militante moraliste dans une maison au début du  20ème siècle en Espagne nous permet de concevoir le monde de Federico Garcia Lorca.

Les possibilités sont infinies.

Un autre élément dans cette question concerne votre relation à l’espace dans lequel vous vous trouvez. Par exemple, si la scène se déroule dans un endroit dans lequel votre personnage vit depuis 25 ans, vous aurez une relation spécifique, à la fois physiquement et émotionnellement, à l’espace et aux objets qui s’y trouvent. Vous serez assis dans votre fauteuil différemment que si c’était une chaise dans la salle d’attente du cabinet d’un médecin, dans l’attente des résultats de tests importants. Vous boirez votre café d’une certaine manière et tiendrez votre tasse différemment.

Le bon jeu réside dans le plus petit détail. 

Vous racontez l’histoire avant même d’avoir parlé; vous communiquez à travers votre corps et votre comportement. Le public enregistre cela de manière subliminale, sans même s’en rendre compte. Les bons acteurs s’efforcent d’être précis dans leurs choix. Ils essaient de créer ces détails grâce à une vérité, et non pas par le biais d’un processus externe d’imitation.

Exercice

Imaginez que vous êtes sur une plage de la Méditerranée devant le soleil couchant.

Établissez exactement ce que vous ressentez et ce qui se cache derrière ces sentiments. Laissez-vous affecter avant que des pensées rationnelles se précipitent pour donner un sens intellectuel à tout cela. Restez honnête sur tout ce que vous traversez, et tentez de ne pas vous censurer ou forcer des émotions et des associations qui ne sont pas vraiment là.

Observez comment l’expérience change la façon de se mouvoir de votre corps, votre humeur et votre bien-être.

Observez le genre de pensées que vous avez sans les juger.

 

3. Quand suis-je ?

 

Cette question comporte trois éléments. Le premier est littéral : à quelle époque êtes-vous, avec tout ce que cela implique.

Si la pièce se déroule dans la cour du roi Louis XIV en France, il y a un code social spécifique et l’étiquette qu’en tant qu’acteur, vous vous devez d’observer et de comprendre parfaitement.

Le Quand conditionne la psychologie et les choix de votre personnage.

Qu’est ce qui motive les personnages dans le monde des Liaisons dangereuses de Christopher Hampton ? Pourquoi s’efforcent-ils à courir après le pouvoir, la suprématie sexuelle, et humilient-ils les autres ?

Quelles sont leurs inclinations religieuses, s’ils en ont ?

Qu’est-ce que cela signifie d’être une femme dans cette société ? Vous devez faire vos recherches et traduire cela en un langage que votre imagination va comprendre et auquel elle réagira comme s’il  s’agissait de votre propre réalité.

La plupart des pièces réalistes sont figées dans un moment précis, que ce soit la France occupée, la Rome antique, ou le Londres des sixties – quelle que soit l’époque, il faut la comprendre.

La deuxième question se rapporte à la saison. S’agit-il d’hiver, printemps, été ou automne ?

Les écrivains établissent leurs scènes lors de saisons spécifiques pour des raisons précises. Cette dernière a un impact massif sur ​​l’histoire – l’atmosphère, la pression, le romantisme. Vous devez être en mesure de recréer ces saisons dans votre jeu, physiquement, émotionnellement et psychologiquement.

Si c’est un jour d’été chaud dans une pièce Tchekhov, créez la réalité de cette chaleur.

Vous pouvez utiliser une mémoire sensorielle.

Comment la chaleur affecte t-elle votre humeur?

Êtes-vous détendu, en train de vous prélasser sur une berge ou prêt à exploser, incapable d’échapper à l’humidité étouffante et la rigidités des règles sociales ? Pensez à Lorca, Tennessee Williams, Tourgueniev.

Est-ce un Noël avec une épaisse couche de neige ? La température extérieure est-elle bien en dessous de zéro ? Comment cela se traduit-il quand vous entrez, tout à coup, dans une maison chaude pour vous blottir au coin du feu avec votre famille réunie autour de vous ?

Observez l’extraordinaire film d’Ingmar Bergmann, Fanny et Alexandre, pour voir de grands acteurs nous raconter cette histoire.

La dernière partie de cette question se concentre sur ​​le moment de la journée. Encore une fois, les écrivains établissent les scènes à des moments précis de la journée.

Est-ce le petit déjeuner, le déjeuner ou le dîner ? Ces repas ont des énergies et des atmosphères que nous avons besoin de capturer fidèlement.

Lorsque vous travaillez sur un film, il n’y a aucune garantie que vous allez tourner une scène de petit déjeuner le matin – il  peut être minuit – et dans une pièce vous jouerez presque exclusivement dans la soirée.

Que faites-vous réellement à manger pour le petit déjeuner ? Quel goût est-ce que cela a ? Buvez-vous du café ? Pouvez-vous le sentir, le goûter, sentir sa chaleur sur vos lèvres ou à travers la tasse ?

Est-ce que la scène se déroule en début de matinée ? Êtes-vous resté éveillé toute la nuit, rongé par l’inquiétude ? Comment vous sentez-vous physiquement ? Comment vous sentez-vous ?

Le jeu est une forme d’art très détaillée, elle exige que vous soyez tout à fait précis dans vos choix. Sinon, la réalité du monde que vous tentez de créer peut être diluée ou même être totalement absente. Par conséquent, les idées de la pièce ne peuvent pas rencontrer l’auditoire. Un péché cardinal!

Exercice

Imaginez que vous êtes resté éveillé toute la nuit, et que vous prenez votre petit déjeuner à 7h du matin. Comment vous sentez-vous émotionnellement, physiquement et psychologiquement ?

 

4. Qu’est-ce que je veux ?

 

Phrase fondamentale et souvent plus connue sous quelle est ma motivation ?

Un personnage veut toujours, mais toujours, quelque chose.  Non, insiste le jeune acteur: « Je n’accepte pas cela. Dans la vie, je ne veux pas toujours quelque chose. » Et c’est exactement de cela dont il s’agit.

Ce n’est pas la vie, c’est une histoire – nous utilisons la vie pour apporter une réalité à cette histoire – mais c’est une autre histoire quand même. Un personnage doit vouloir quelque chose ou il n’a aucune raison d’être dans l’histoire, aucune raison d’exister. Sans un besoin, l’acteur prend le risque énorme de simplement explorer sa propre vie émotionnelle – un type de jeu complaisant qui donne à la Méthode une mauvaise réputation.

Le besoin est essentiel – il définit l’histoire, votre personnage, et donne à votre imagination une structure logique avec laquelle travailler.

Cette question est un des débats centraux dans le monde du jeu. La réponse peut être complexe et insaisissable, ou parfois étonnamment simple.

Les personnages ont des buts dans la vie – Super-objectifs – et  des buts dans la scène qui sont en rapport avec ce qu’ils veulent dans la vie – l’Action, comme dit le Drama Centre, ou Objectifs de scène.

Le point principal à retenir est que l’objectif doit  être important, il doit compter beaucoup pour le personnage afin de créer un enjeu. S’il n’y a pas suffisamment d’enjeux, alors vous risquez d’être ennuyeux et faux.

Exercice

Décidez ce que Hamlet veut quand il apparaît dans l’Acte 1 Scène 2.

 

5. Pourquoi est-ce que je veux ce que je veux ?

 

La réponse à cette question permet ce que l’on appelle la caractérisation tridimensionnelle.

Par exemple, si votre super-objectif est de devenir un grand acteur et de gagner un Oscar, vous devez vous demander pourquoi vous le voulez. Qu’y a-t-il derrière cela ? D’où cela vient-il ?

Nous sommes naturellement dans votre biographie du personnage. Votre réponse sera, sans aucun doute, tout à fait différente de l’acteur à côté de vous. C’est dans cette différence que se situe la séparation entre vous et le personnage. Elle s’exprime dans la vie intérieure d’un personnage que le public peut lire.

Par exemple, si vous voulez gagner un Oscar parce que vous avez une estime de vous catastrophiquement faible engendrée par un milieu familial violent et que vous voulez prouver au monde que vous êtes quelqu’un, cela va affecter votre rythme intérieur.

Peut-être que vous êtes nerveux et sujet à des crises, ou au contraire vous êtes très timide et renfermé, mais ambitieux tout de même?

Maintenant, si vous voulez gagner un Oscar parce que vous venez d’un milieu désespérément pauvre et avez développé une folle ambition de gravir l’échelle sociale avec impertinence, votre tempo interne peut avoir un caractère dynamique différent.

En résumé, le pourquoi quelqu’un veut ce qu’il veut peut se lire comme la motivation sous-jacente : il vous dit qui est vraiment cette personne. C’est à ce stade que nous générons des impulsions et des réactions qui nous font comprendre le personnage sans le juger.

Il y a toujours une cause psychologique derrière nos désirs. Cela affecte la façon dont nous agissons pour obtenir ce que nous voulons.

Exercice

Regardez de très près vos amis et ce qu’ils veulent dans leur vie.

Demandez-vous pourquoi ils le désirent.

Comment leur vie les a conditionné de manière spécifique ?

Pouvez-vous voir la réponse à la question sous-jacente, dans la façon dont ils se déplacent et communiquent ?

6. Comment puis-je obtenir ce que je veux ?

 

La réponse à cette question crée le personnage. 

Le théâtre, ce n’est pas ce que vous ressentez, mais ce que vous faites. Le sentiment ne fait qu’assister et éclairer ce que vous faites pour obtenir ce que vous voulez. Quand vous jouez vous êtes dans un état ​​constant d’action, en essayant de faire ressentir à quelqu’un d’autre – ou à vous-même, dans le cas d’un monologue – quelque chose de précis afin d’obtenir ce que vous voulez.

Il n’y a que deux possibilités en termes de méthodologie : vous pouvez faire des choses psychologiquement ou physiquement.

La façon dont vous choisissez de faire les choses révèle qui vous êtes – un concept clé dans la Méthode. Vous êtes ce que vous faites.

Un public ne peut vous connaître, vous reconnaître en tant qu’être psychologique, que par la manière dont vous faites les choses pour obtenir ce que vous voulez.

 

Disons que je veux que vous me donniez 5€ parce que je suis complètement fauché et affamé. J’ai une palette d’options même pour une seule réplique:

S’il vous plaît donnez-moi 5 euros.

Je pourrais vous prier sur cette phrase; le dire comme une supplique afin que vous vous sentiez supplié. Si je fais ça bien et de manière convaincante, avec véracité, je peux bien générer une caractéristique – vulnérable ou fragile.

Mais avec la même réplique je pourrais vous menacer; la dire de façon menaçante afin de que vous vous sentiez menacé. Je pourrais, alors, générer la caractéristique d’agressif.

Une troisième option pourrait être de vous énerver; la dire avec énervement. Cela peut générer manipulateur, rusé ou même impitoyable.

Vous remarquerez que les trois verbes que j’utilise – prier, menacer et énerver – peuvent tous être utilisés pour créer une production d’énergie  spécifique. Toute action implique la transmission d’une énergie psychologique invisible qui se déplace à travers l’espace d’une entité à une autre afin de les affecter de manière spécifique.

Nous devons donc être très prudent lorsque l’on choisit des verbes d’action qui n’ont pas d’énergie – comme éduquer ou  informer – les  deux sont interdits ! Ils sont très tentant pour des acteurs débutants, des scénaristes et des réalisateurs parce que ces verbes vous permettent d’éviter d’avoir à faire vraiment ressentir quelque chose à quelqu’un.

Une grande partie de la formation des acteurs consiste à comprendre ce que c’est que de faire ressentir quelque chose de précis à quelqu’un d’autre, de trouver l’énergie en soi-même de transmettre quelque chose de spécifique à travers l’espace à quelqu’un ou à quelque chose.

Au GFCA Paris nous avons appelé ces intentions verbales « activités ».

Si vous ne disposez pas d’une activité sur chaque réplique, vous n’existez pas en tant que personnage et vous ne donnez pas de quoi réagir aux autres acteurs. En tant que comédien, nous existons simplement pour réagir et donner aux autres de quoi réagir. Il ne s’agit jamais de nous-mêmes, ou bien nous courons le risque de devenir des acteurs complaisants – un  crime majeur dans cette profession.

Faire en sorte, dans toute votre scène ou votre monologue, d’avoir une grande variété d’activités différentes vous permet de jouer sur plusieurs niveaux et a pour effet de rendre votre caractérisation tridimensionnelle.

Exercice

Pensez à l’un de vos parents.

Quels moyens utilisent-ils pour obtenir quelque chose de vous? Quelles activités utilisent-ils?

Maintenant, pensez à un de vos amis et posez-vous la même question.

Les différences font d’eux des personnes différentes avec des caractéristiques différentes.

 

7. Quel est l’obstacle ?

 

Dans chaque scène, dans chaque script, il y a un obstacle, quelque chose qui nous empêche de faire ce que vous voulez, et se met en travers de la réalisation de votre action.

Sans obstacle ou problème il n’y a pas de conflit et par conséquent pas de drame – l’une des règles de base de la narration. Nous devons surmonter l’obstacle le vaincre ou le contourner, afin d’obtenir ce que nous voulons.

L’obstacle peut prendre plusieurs formes. Il peut être un externe : par exemple vous voulez convaincre une fille de sortir avec vous, mais le problème, c’est qu’elle est déjà prise, et le drame commence !

Mais l’obstacle peut aussi être un interne. Vous voulez convaincre la fille de sortir avec vous, mais le problème, c’est que vous êtes handicapé par votre timidité – vous craignez qu’elle ne vous aime pas. Le drame est dans la façon dont vous surmontez votre gêne.

Parfois, le problème d’un personnage peut être une combinaison d’obstacles à la fois interne et externe, mais quel que soit le cas, vous devez faire attention à ne pas exagérer le problème car il est courant alors de jouer le problème et non l’action.

Cela conduit à nouveau à la complaisance et empêche l’histoire de se développer.

Exercice

Déterminez quels sont les obstacles auxquels Hamlet fait face et qui l’empêchent de réaliser ce qu’il veut (son action) dans l’Acte 1 Scène 2.

 

Conclusion

Et voilà, ce sont les sept questions méthodologiques.

Si vous y répondez complètement – et votre capacité à créer des détails augmente avec l’expérience – et combinez toutes ces informations en une personnalité individuelle – un personnage – vous aurez une compréhension riche, en trois dimensions, de la personne que vous jouez et le monde dans lequel vous habitez.

Le prochain défi est de rendre tout cela réel et pas intellectuel, afin que votre imagination puisse être alimentée, vous permettant de vraiment jouer.


 

[optin_box style= »12″ alignment= »center » action= »https://www.aweber.com/scripts/addlead.pl » method= »post » email_field= »email » email_default= »Entrez votre adresse email » integration_type= »custom » double_optin= »Y » name_field= »name » name_required= »Y » name_default= »Entrez votre prenom »][optin_box_hidden][/optin_box_hidden][optin_box_code]

[/optin_box_code][optin_box_field name= »headline »]Rejoignez La communauté ![/optin_box_field][optin_box_field name= »paragraph »]PHA+UG91ciDDqnRyZSBzw7tyIGRlIHJlY2V2b2lyIHRvdXMgbGVzIGFydGljbGVzIHN1ciBDb21tZW50IGFuYWx5c2VyIHVuIHRleHRlIGV0IHJlY2V2b2lyIHZvcyBCT05VUywgcmVtcGxpc3NleiBsZXMgY2FzZXMgZXQgY2xpcXVleiBzdXIgUmVqb2luZHJlICE8L3A+Cg==[/optin_box_field][optin_box_field name= »privacy »]Votre adresse est protégée[/optin_box_field][optin_box_field name= »top_color »]undefined[/optin_box_field][optin_box_button type= »0″ button_below= »Y »]Rejoindre ![/optin_box_button] [/optin_box]


comment analyser un texte

 

Giles Foreman est le fondateur du Giles Foreman Center for Acting à Londres et à Paris.
Il est spécialisé dans le réalisme pour la scène et l’écran grâce à l’approche Method Acting.

Cliquez ici pour voir sa biographie sur le site du GFCA Paris

 

 


L’hypnose, un outil pour les acteurs

 

J’ai répondu il y a quelques semaines aux questions de Laurence Vaissière pour sa série web : Mais comment font vraiment les gens.

Dans cette vidéo, je parle de ce qu’est l’hypnose et comment il est possible de l’utiliser pour son développement personnel et pour son jeu.

Je vous laisse regarder la vidéo ici :

 

Postez vos commentaires et vos questions ci-dessous !

 

P.S : je démarre un nouveau site en anglais dédié à l’hypnose pour les acteurs : Hypnosis For Actors

 

 

 

 

 

Comment contacter ses personnages intérieurs

Au moment où j’écris, plusieurs voix se disputent dans ma tête. L’une me dit de quitter la terrasse du café où je suis installé et l’autre me dit de rédiger cet article que je voulais faire depuis déjà un moment. Une autre me dit de bien le préparer et de faire des recherches théoriques pour faire un article complet et très documenté, et une autre me dit de le faire avec spontanéité…

Ces voix vous les avez aussi. Évidemment elles vous parlent autrement et concernent votre vie. Ces voix, ce sont nos personnages intérieurs. Ce sont des archétypes qui logent dans nos pensées et se disputent le contrôle de notre vie. Toutes sont persuadées d’être indispensables dans notre vie et de savoir mieux que les autres ce qui est bon pour nous.

Ces voix sont universelles et nous y avons tous accès. Certaines se font entendre plus que d’autres. Peut-être que la voix du peureux parle plus que celle de l’aventurier, ou que le casse-cou fait plus de bruit que le protecteur…

Le problème, c’est quand ces voix se disputent tellement fort qu’il devient impossible d’agir ou de prendre une décision. Vous avez sans doute déjà fait l’expérience de prendre une décision un jour et de la changer le lendemain, parce que c’est une autre voix intérieure qui a repris le dessus…

 

Ces voix ne sont pas nous.

 

Elles sont des parties de nous. Et il est parfois bon de prendre du recul sur ces voix, de s’en détacher pour mieux les discerner et les prendre en compte chacune séparément. Cela permet de trouver le silence intérieur, le calme qui permet de prendre les bonnes décisions. Comme un dirigeant qui écoute ses conseillers et prend ensuite la meilleure décision.

 

Le Voice Dialogue permet de faire entendre ces voix et de comprendre leurs fonctions et leurs besoins. Cela peut se faire grâce à un facilitateur, ou par écrit.

Regardez cet exemple (en Anglais) :

 

Pour faire ce travail par écrit, décidez par avance quels personnages intérieurs vous voulez contacter.

Vous pouvez les identifier en pensant aux voix contradictoires qui s’expriment en vous lorsque vous pensez à ce qui vous préoccupe. Définissez ces personnages en leur donnant leur archétype (par exemple : le rebelle, le guerrier, le bon élève, l’enfant gâté, le dictateur, l’aventurier, le business-man, etc…)

Asseyez-vous confortablement, fermez un instant les yeux pour trouver le silence intérieur. Trouvez votre neutralité, l’endroit à l’intérieur de vous où vous n’êtes la proie d’aucune de ces voix.

Ensuite, connectez-vous intérieurement avec la première voix que vous voulez explorer. Et écrivez tout ce qui vous passe par la tête. Laissez cette voix s’exprimer comme si c’était vraiment un personnage qui s’exprimait à travers vous.

Lorsque vous avez fini avec la première voix, revenez à la neutralité et au silence intérieur. Prenez un moment pour vous détacher de cette voix et retrouver votre centrage.

Ensuite, allez explorer l’autre voix qui est en contradiction avec la première. Laissez là également s’exprimer pleinement. Écrivez tout ce que cette voix vous dit.

Pour finir, revenez encore une fois à votre centre et prenez le temps de vous détacher de ces voix intérieures. Vous avez à présent la capacité de vous détacher de ces voix et de faire la part des choses.

 

Les personnages intérieurs au service du jeu d’acteur

Le travail des personnages intérieurs peut aussi être utilisé pour créer des personnages. Ces personnages sont dominés plus ou moins par des voix intérieures. Et ces voix sont parfois loin de celles qui s’expriment habituellement à travers nous. Il faut donc aller les chercher pour les activer et pouvoir les utiliser sur scène.

On peut être bloqué dans certaines scènes parce que les voix intérieures du personnages sont à l’opposé de celles qui s’expriment en nous. Un travail est donc nécessaire pour les débloquer.

Il est aussi possible d’utiliser les voix qu’on a naturellement et les identifier afin de comprendre quels personnages sont les plus proches de ce qu’on dégage.

C’est le travail que fait Emmanuelle Chaulet, avec qui j’ai travaillé. Et c’est amusant et libérateur de laisser ces personnages s’exprimer.

 

Ozzers, une nouvelle plateforme collaborative

Ozzers est une nouvelle plateforme d’organisation de projets en collaboration. J’ai interviewé Guillaume Gustin, un des fondateurs de la plateforme afin qu’il nous en dise plus sur son fonctionnement.

 

Qu’est-ce qu’Ozzers

Ozzers, la plateforme collaborative qui relie les créatifs de tous les horizons.
Ozzers est une plateforme web communautaire pour créatifs aux talents complémentaires souhaitant collaborer sur des projets audiovisuels et monétiser leurs compétences en se connectant à des clients.

 

 En quoi Ozzers est-il différent des autres sites de casting ? 

Ozzers est différents des sites de casting en le fait qu’il est avant tout un site web communautaire, d’échange, de rencontre et de partage entre tous les créatifs de l’audio-visuel, peu importe leur horizon.
Il permet à chaque créatif de se constituer un réseau , de trouver les bons collaborateurs facilement, et de trouver des contrats.

Ozzers permet à des clients de proposer leurs besoins créatifs à cette communauté.

Nous visons à mettre en place un outil simple et fiable permettant :

– Au créatif de trouver des contrats facilement, et de ne pas travailler sans être payé.
– Au client de profiter de toute la créativité de la communauté et d’être rassuré.

L’outil contrat, une fois fini, proposera un échange et une sécurité accrue entre le client et les créatifs.

De plus, le but d’Ozzers est de permettre l’émergence de nouveau talents cachés sur internet… qui n’auraient pas eu le reflex de s’inscrire sur des sites de casting professionnels.
Les directeurs de casting peuvent utiliser Ozzers pour dénicher de nouveau talents.

C’est ainsi qu’Ozzers peut venir compléter les sites de casting traditionnels.

Comment fonctionne Ozzers

Sur le site Ozzers, on trouve 2 parties :

1. La partie communautaire – collaborative

Sur Ozzers vous pouvez créer votre profil créatif, sur lequel vous présentez votre book, et indiquez vos activités créatives parmi 5 univers que sont : Musique, Mode, Film, Design, Photo.
Il est possible de trouver des créatifs par leur activité créative, mais également par leur style.

Un outil de collaboration permet de monter une équipe pour un projet.
Cet outil de « Collab » permet à un créatif de décrire son projet, en indiquant toutes les activités créatives qu’il recherche.
Les créatifs de la communautés qui ont ces compétences sont notifiés, et si ils sont intéressés peuvent venir pitcher pour faire partie de l’équipe.

Le porteur de projet, accepte ou non les candidatures, et forme son équipe.

Exemple: Un vidéaste qui souhaite réaliser une vidéo recherche 2 acteurs, 1 maquilleur, 1 coiffeur et idéalement un musicien qui lui compose une musique originale.

Les collaborations peuvent être utilisés gratuitement de plusieurs manières :

– pour de l’entre aide entre créatifs dans la constitution de leur book
– pour le plaisir de réaliser un projet ensemble
– pour permettre aux créatifs qui, pour répondre à un contrat, auraient besoin d’autres compétences.

2. La partie contrats

Ozzers vise à proposer les talents des créatifs de la communautés à des clients, et à être ainsi apporteur de contrats pour les créatifs.
Le but est de permettre aux créatifs de trouver des contrats, et aux client d’accéder à une communauté active de créatifs.

Les créatifs pourront donc pitcher des projet de clients, trouver les collaborateurs qu’ils auraient éventuellement besoin via l’outil de collab, et être rémunérés par le client.

Cette partie restera entièrement gratuite. Ozzers vit en prenant simplement une commission sur chaque contrat réalisé.

A noter que la partie contrat vient tout juste de commencer et sera mise en ligne petit à petit dans les prochains mois.

En attendant, nous postons nos appels à projet dans la rubrique collab.

Pourquoi avoir créé Ozzers

 

Avec Lucas, mon associé, nous nous sommes rencontrés à l’école. Pour ma part je faisais un peu de musique, et Lucas s’est mis à faire des photos et à réaliser des vidéos. Il avait du matériel, et commençait à faire des shootings photo, des petites vidéos et a commencé à répondre à des petits contrats à droite à gauche.
Nous avons donc collaboré à plusieurs reprises sur des projets de la sorte, et nous nous sommes dit à un moment… pour réaliser tel contrat vidéo, il nous faudrait des acteurs, un preneur son, etc… Et où peut on trouver des créatifs de différents horizons, facilement, près de chez nous ?

De là nous est venu l’idée du site web Ozzers.

Tous les 2 ingénieurs de formation, je m’orientais vers le développement logiciel, et Lucas vers la communication et le marketing. Nous avions toutes les billes en main pour lancer le développement de notre site. Et c’est là que Jordan, notre 3ème associé nous a rejoint. Force de son expérience en finance d’entreprise, il nous a permis de trouver un moyen de faire vivre le projet, en trouvant un équilibre économique.

 

Vous pouvez rejoindre Ozzers en cliquant ici…

 

Comment jouer devant la caméra – Interview de Dolph Lundgren (3/3)

acteur film action

Dans cet article, vous trouverez la troisième partie de l’interview exclusive de Dolph Lundgren, star de films d’action, par mon collègue acteur Aléric Flair. 

“Dolph Lundgren – Train Like an Action Hero – Be Fit Forever”, éditions Skyhorse Publishing.

dolph lundgren

Dolph Lundgren, acteur de films d’action d’origine suédoise, à jamais Ivan Drago, le méchant de Rocky IV (1985), film iconique illustrant le dernier round de l’Amérique face à l’URSS. Champion de Karaté, étudiant modèle titulaire d’une bourse d’ingénieur chimiste au prestigieux MIT, il n’aura pas la carrière d’un Jean-Claude Van Damme, Arnold Schwarzenegger ou encore Sylvester Stallone (son mentor), mais il aura su s’établir en tant que figure incontournable parmi ces héros virils émergeant dans les années 80. Les amateurs de films de baston continuent à l’apprécier depuis les années 90, dans des films qu’il réalise parfois lui-même et sortent directement en vidéo, quand ce n’est pas sur grand écran dans les très nostalgiques Expendables.

Son livre de conseils sportifs (Train like an action hero – 2014), comme son parcours au cinéma, intéresseront de nombreux apprentis acteurs, particulièrement ceux rêvant de films d’action.


Interview de Dolph Lundgren (3ème partie) : Le jeu d’acteur dans un film d’action.

 

Aléric Flair : Parlons cinéma maintenant. Vous avez réalisé 5 films. Quand vous dirigez, demandez-vous à vos comédiens de suivre un entraînement spécifique ?

 

Dolph Lundgren – Pas réellement. Je n’ai pas encore dirigé de film sur des athlètes. Mais si vous devez interpréter quelqu’un avec des talents particuliers, il est souhaitable de les pratiquer vraiment. Si vous jouez un officier de police en civil ou en uniforme dans l’un de mes films, je vais vous demander de vous entraîner avec des policiers professionnels. Comme ça vous connaîtrez la sensation de tirer avec une arme et de vraies munitions. Si vous tirez avec de vraies balles vous montrez ensuite un certain respect pour l’arme, vous la tenez d’une certaine façon et vous ne la pointez pas sur quelqu’un quand vous la chargez. Quand les acteurs n’en sont pas passés par là, ils ont tendance à manier les armes sans précaution.

 

A.F: Quand un boxeur ou un artiste martial est engagé dans un film, devra-t-il apprendre des choses particulières pour jouer devant la caméra ou peut-il juste se battre comme en compétition ?

 

Dolph Lundgren – Vous devez apprendre quelques trucs. Un boxeur a une garde serrée [Dolph met ses bras devant lui en position de protection, dans une posture de boxe classique]. Un boxeur ne veut pas être touché, il doit protéger son corps, tout est serré. Si vous lancez un crochet vous faites cela [Dolph lance un crochet du droit rapide et près du corps] dans un film pour le montrez à la caméra, vous l’élargissez un peu [Dolph lance un crochet du droit plus ample].

Pour le cinéma vous allez aussi apprendre à recevoir un coup. Sur un ring vous évitez d’en prendre, car ce sont… de vrais coups. Sur un plateau de tournage vous regardez le poing de votre adversaire et penchez la tête. Vous devez bouger votre cou comme ça [Dolph montre le rapide mouvement d’évitement de la tête]. Ces techniques je les ais apprises dès le début de ma carrière en jouant dans Rocky IV. Je les ais pratiquées avec Sly [Sylvester Stallone] durant les 5 mois de préparation du film, puis les 3 mois du tournage. Le genre de formation que l’on n’oublie jamais.

Donc oui, même si vous êtes un excellent combattant dans la vie, mettre des coups devant une caméra demande un apprentissage parfois intense.

 

A.F: Est-il important pour vous que les arts martiaux soient réalistes au cinéma ? Ou doivent-ils juste divertir les gens ?

 

Dolph Lundgren – C’est une bonne question. Cela dépend du genre de film. Une vraie bagarre de rue dure de 10 à 15 secondes maximum. Dans la vie, vous n’allez pas vous retrouver au sol en train d’enchaîner les prises, il y aura généralement une troisième personne pour vous assommer avec une chaise ou vous séparer.

Tourner un long métrage avec des bagarres ultra-réalistes serait un vrai challenge. Je n’ai jamais fait ça, même si parfois ça y ressemble un peu. Ça me plairait d’en tourner un, ça serait cool! Je me demande comment les spectateurs réagiraient. Je n’ai pas non plus joué dans des films de super héros, où les personnages font 5 sauts périlleux arrière et reçoivent 20 coups à la tête, le tout sans aucune goûte de sang. La plupart des productions dans lesquelles j’apparais sont entre les deux. On essaye d’approcher un certain réalisme tout en gardant une licence dramatique sur l’action pour divertir le public.

interview dolph lundgren

A.F: Et si nous parlions d’acting ? Au delà de la préparation sportive comment avez-vous travaillé le personnage de Gunnar des Expendables ?

 

Dolph Lundgren – C’était un chouette rôle, bien écrit, riche en couleurs. Gunnar est d’un côté un gars d’une grande loyauté, mais d’un autre il est complètement dingue. Il a des problèmes de drogue et d’instabilité émotionnelle. C’est “fun” de travailler sur ce genre de personnages, il y a beaucoup de choses à explorer.

Les dialogues d’un film sont généralement courts, sauf chez Tarantino où vous avez de longues répliques! (Rires) Dans la plupart des scénarios je n’ai qu’une ou deux lignes à la fois, alors pour échauffer le personnage je cherche un monologue qui lui correspond. Par exemple pour Gunnar, le mien venait de la pièce Hurlyburly dont j’avais vu l’adaptation cinématographique avec Sean Penn. Ce dernier y jouait un cocaïnomane, complément fou. Hurlyburly, c’est 3 hommes dans un appartement fumant de l’herbe, sniffant de la coke et parlant de gonzesses. J’ai donc trouvé un monologue de la pièce capable de me plonger dans cet état de folie.

Dans certaines scènes, Gunnar est très bavard et pète les plombs – « Arrrrggghh ! » [Dolph joue Gunnar qui devient fou] alors que dans d’autres scènes il est juste froid, calme, il ne bouge pas – « You dont trust me ? » [Dolph joue Gunnar le regard vide et froid]. Quoi qu’il en soit, c’était un personnage amusant à travailler. Parfois ce n’est pas aussi “fun”, quand le personnage est mal écrit, c’est plus dur… Vous devez pourtant trouver quelque chose qui vous motive dans le rôle, qui vous fait sentir qu’il va être “fun” à jouer. Que ce soit un méchant, un gentil, ou un caractère tragique, ça doit rester excitant à jouer pour l’acteur ; trouvez-lui un accent bizarre, par exemple.

 

A.F: Travaillez-vous avec un coach d’acteurs ?

 

Dolph Lundgren – Parfois, oui. Mais souvent je trouve utile de collaborer avec d’autres acteurs. C’est comme une séance de sparring sportif. Je travaille d’abord le personnage seul et ensuite je le teste devant les autres acteurs, pour voir ce qu’ils en pensent. Les acteurs sont intelligents, ils peuvent avoir de bonnes idées et donner de bons conseils. De cette façon vous arrivez sur le tournage avec plusieurs façons de jouer les scènes. Vous pouvez aussi rejoindre le plateau avec des actions, des intentions et des accessoires que vos partenaires et le réalisateur ne connaissent pas, vous allez les surprendre. Ça va être plus “fun”. Et si le réalisateur vous demande quelque chose de totalement différent de ce que vous avez préparé, ne vous inquiétez pas : vous pourrez toujours utiliser ce travail effectué en amont.

A.F: Parmi tous vos personnages, lequel est le plus proche de vous et lequel est le plus éloigné ?

 

Dolph Lundgren – Oh m…, ça c’est une colle! Bah, ils sont tous moi. Ils sont tous proches de moi, c’est moi qui les joue! (Rires) Dans Rocky IV, l’iconique Ivan Drago est proche du jeune Dolph Lundgren débarquant à Hollywood. Pour lui comme pour moi tout était nouveau là-bas. Stallone a joué sur cette similarité, c’était rusé de sa part. Il procède de même avec son personnage, Rocky. Il le fait évoluer avec lui au fur et à mesure qu’il vieillit et acquiert de l’expérience. Dans le premier Rocky, il est marginal, a le nez tordu, c’est un gars un peu paumé, alors que dans Rocky III, il vit dans une résidence luxueuse, roule en Rolls, porte de beaux costumes et a le nez refait, il a changé, comme Stallone a changé avec le succès. Dans le film que je viens de terminer, Skin Trade, il est question d’un trafic de jeunes femmes. Pour certaines scènes j’ai utilisé ma paternité: j’ai deux filles dans la vie. J’ai imaginé ce que j’éprouverais si elles étaient enfermées dans ces cages. Ces séquences sont assez fortes au final, je pense. Elles montrent un côté différent de ma personnalité.

Les personnages qui ne sont pas moi… (Réfléchissant) eh bien Gunnar des Expendables, particulièrement dans le 2ème volet, c’est une brute alcoolique qui tue des gens, il a deux neurones, d’une certaine façon ce n’est pas moi… enfin j’espère (Rires). Mais il était marrant à jouer.

 

A.F: Et le personnage des Universal Soldier? Il est extrêmement froid.

 

Dolph Lundgren – Oh oui! Universal Soldier c’est encore autre chose, c’est aussi un dingue assez éloigné de moi, c’est une sorte de machine…

 

A.F: Une fois lu Train Like an Action Hero, peut-on s’inspirer du mode de vie d’autres acteurs ? Vous parliez de Robert Mitchum ?

 

Dolph Lundgren – Heu … Robert Mitchum était un mec cool, mais il est allé en prison plusieurs fois, il fumait trop d’herbe et se bagarrait pas mal. Donc je ne penserai pas à lui (Rires)! Un homme qui est un bon exemple c’est Clint Eastwood. Il n’a jamais été un grand athlète, mais il s’est toujours maintenu en bonne forme. A l’époque de ses vieux films, Il courait, il s’entraînait et levait de la fonte régulièrement. A la soixantaine passée, il avait belle allure et pouvait tenir un rôle romantique face à Meryl Streep (Sur la route de Madison). Il réalise encore des films aujourd’hui à 84 ans, et je peux vous assurer que chaque tournage est une épreuve physique pour un réalisateur. Stallone aussi est un bon exemple, il est en sacrée grande forme pour un homme de 67 ans, et vous pouvez lui parler de n’importe quel groupe de musique récent, n’importe quelle sortie ciné, il se tient au courant de tout..

 

A.F: Une dernière chose que vous voudriez dire aux aspirants acteurs de Etreacteur.fr au sujet de votre livre ?

 

Dolph Lundgren – (Réfléchissant) Eh bien, j’espère que mon livre pourra être une petite source d’inspiration pour eux. Vous savez, la plupart d’entre nous, les acteurs, ont leurs épreuves à traverser, j’ai eu les miennes. Parfois j’aime discuter avec des gens ayant vécu les mêmes difficultés que moi. Ça me donne des solutions pour les surmonter. Donc si je peux donner des conseils aux jeunes acteurs voulant entrer dans ce métier ça me fait plaisir.

Patiente et persévérance sont les qualités les plus importantes pour réussir dans le show-business, le talent c’est bien mais ce n’est pas suffisant.

Ecoutez la V.O :

Aléric Flair: merci beaucoup au nom des lecteurs de Etreacteur.fr

Dolph Lundgren – Merci beaucoup ! C’était avec plaisir, c’était de bonnes questions.

 

dolph lundgren

Train Like an Action Hero: Be Fit Forever sur AMAZON

 Interview de Dolph Lundgren partie 1

 Interview de Dolph Lundgren partie 2  : Comment s’entrainer pour préparer un film d’action

Retrouvez l’intégrale de cette interview de Dolph Lundgren en anglais dès maintenant.


 

[img_text_aside style= »2″ image= »http://www.etreacteur.fr/wp-content/uploads/2015/03/Aleric-Flair-Comedien-100×150.jpg » image_alignment= »left » headline= » » text= »%3Cp%3EMerci%20%C3%A0%20%3Ca%20href%3D%22http%3A%2F%2Fwww.aleric.book.fr%2F%22%3EAl%C3%A9ric%20Flair%20%3C%2Fa%3E(photo)%20qui%20a%20r%C3%A9alis%C3%A9%20cette%20interview%2C%20ainsi%20qu’%C3%A0%20%3Cstrong%3EJ%C3%A9r%C3%A9mie%20Damoiseau%3C%2Fstrong%3E%20proche%20collaborateur%20de%20Dolph%20Lundgren%20et%20sp%C3%A9cialiste%20de%20sa%20carri%C3%A8re%20gr%C3%A2ce%20%C3%A0%20qui%20celle-ci%20a%20pu%20%C3%AAtre%20r%C3%A9alis%C3%A9e.%3C%2Fp%3E%0A » alignment= »left »][/img_text_aside]