Le premier pas pour une carrière d’acteur : croire à sa carrière d’acteur !

croyance-acteurLe métier d’acteur est basé sur notre capacité à croire. Croire à ce que nous faisons sur scène, mais aussi à ce que nous faisons hors de la scène. Ce à quoi vous croyez sur scène crée la réalité de la scène, ce à quoi vous croyez dans la vie crée la réalité de votre vie.

Nos croyances définissent le cadre dans lequel nous évoluons. Notre vie change à partir du moment où nous changeons nos croyances sur la vie.

Paulo Coehlo rapporte l’histoire suivante :

Un dompteur de cirque parvient à dresser un éléphant en recourant à une technique très
simple : alors que l’animal est encore jeune, il lui attache une patte à un tronc d’arbre très
solide.

 

Malgré tous ses efforts, l’éléphanteau n’arrive pas à se
libérer. Peu à peu, il s’habitue à l’idée que le tronc est plus fort que lui.
Une fois qu’il est devenu un adulte doté d’une force colossale, il suffit de lui passer une
corde au pied et de l’attacher à un jeune arbre. Il ne cherchera même pas à
se libérer.

 

Comme ceux des éléphants, nos pieds sont entravés par des liens fragiles.
Mais, comme nous avons été accoutumés dès l’enfance à
la puissance du tronc d’arbre, nous n’osons pas lutter. Sans savoir qu’il nous suffirait
d’un geste de courage pour découvrir toute notre liberté.

Je me rappelle d’un évènement tout bête mais qui a forgé en moi une croyance extrêmement puissante. J’étais à l’école primaire, en Ce1 ou Ce2, je ne me rappelle plus exactement. J’avais fait une bêtise et j’attendais dans le bureau du directeur, en imaginant à quel point j’allais me faire gronder. Au lieu de ça, j’ai eu une simple mise en garde et je suis reparti soulagé, me sentant beaucoup mieux.

A ce moment, j’ai imaginé que mon père était quelqu’un de très puissant qui pouvait m’éviter de me faire gronder à l’école. Bien sûr mon père n’était jamais intervenu et j’avais sans doute crû cela parce que je regardais beaucoup la télé (à l’époque je croyais aussi être Superman et avoir des pouvoirs cachés qui ne se révéleraient que quand je serais grand) !

Je me suis senti protégé et j’ai développé la croyance que quelqu’un de plus puissant que moi faisait en sorte que tout s’arrange toujours.

 

Croire en soi avec l’auto-hypnose en mp3.

 

Will Smith le dit dans la vidéo que j’ai partagé sur ses secrets du succès : « La première chose avant que qui que ce soit d’autre y croie, c’est que vous devez y croire ! ».

Si vous voulez devenir acteur mais que vous vous concentrez uniquement sur les difficultés qui vous attendent, ou sur toutes les raisons pour lesquelles vous allez échouer, vous êtes déjà en train d’échouer. Encore une fois, il faut faire attention à ce qu’on met dans notre esprit, à notre nourriture mentale et spirituelle. Vous trouverez partout des exemples de personnes qui ont échoué, vous pouvez facilement trouver des preuves que c’est impossible… Mais vous pouvez aussi trouver des personnes qui ont atteint leurs objectifs et des preuves que vous pouvez aussi le faire. Faites le choix de ne regarder que les choses qui vous encouragent. Un des préceptes de Bouddha est tout simplement : « Refusez la nourriture empoisonnée à chaque fois qu’elle se présente à vous« .

Pour développer votre croyance que vous allez y arriver, faites des choses qui vont augmenter votre croyance, regardez et lisez des histoires qui vont nourrir votre croyance, parlez avec des gens qui y croient.

 

Quelles sont vos croyances sur la vie ? Quelles croyances êtes vous prêt à remplacer ? Sur une échelle de 1 à 10, quel est votre degré de croyance dans votre réussite en tant qu’acteur ?

 

 

Les conseils d’un maître de l’écriture de scénario

 

Story de Robert McKee est une des plus grande référence en matière d’écriture de scénario. Il donne de nombreux éclairages sur la manière dont un scénario est construit ainsi que sur les points clés sur lesquels s’appuie la dramaturgie.

Le scénario est une oeuvre qui a été travaillée et retravaillée pour rendre compte d’une histoire de la manière la plus percutante possible. Tous les moments de vie qui ne font pas avancer l’histoire ont été supprimés au profit des moments dramatiques. Chaque scène se trouve dans le scénario pour une raison précise dans l’évolution de l’histoire.

Le travail du scénariste est de créer des personnages et de les mettre dans des situations dramatiques où ils pourront exprimer leur véritable nature. C’est cette vérité qui intéresse le spectateur, et c’est cette vérité que l’acteur est chargé de transmettre.

Dans Story, Robert McKee fait de nombreuses références à Stanislavski et à son livre La formation de l’acteur, notamment à propos du Si déclencheur : que se passerait-il si ce personnage se trouvait dans cette situation. Le travail du scénariste n’est pas très loin du travail préparatoire de l’acteur dans la construction de son personnage. En cela, Story est un excellent livre pour les acteurs.

J’ai choisi de lire un extrait concernant les questions que doit se poser l’auteur à l’écriture de son scénario, des questions que nous attendons de toutes les histoires. Je pense que ces questions sont également indispensables à l’acteur afin de bien comprendre le scénario et de transmettre son histoire.

 

Écoutez ci-dessous l’extrait de Story de Robert Mckee :

[dewplayer:http://www.etreacteur.fr/wp-content/uploads/2012/04/Lecture-Story.mp3]

 

Si cette lecture vous a intéressé, vous pouvez aller voir Story sur Amazon.fr

 

Découvrez les 4 niveaux de compétence à traverser pour devenir acteur

Devenir acteur suppose d’apprendre un certain nombre de choses, un grand nombre de choses. Il y a énormément de compétences à développer pour parvenir à vivre une situation et à en rendre compte pour le spectateur. Cela suppose entre autre de pouvoir comprendre une scène, de l’analyser, d’être capable d’en dégager les ressorts dramatiques, puis de les intégrer et de jouer tout cela de manière vraie et naturelle.

 

Tout apprentissage passe par 4 étapes par rapport auxquelles il est indispensable de vous situer. En vous situant en fonction de ces 4 étapes, vous serez en mesure de passer de l’une à l’autre pour arriver à la dernière étape.

 

1. L’incompétence inconsciente

 

Vous ne savez pas que vous ne savez pas. C’est la première étape, vous n’avez même pas conscience de ce que vous avez à apprendre parce que vous n’y connaissez absolument rien. Si vous êtes à ce niveau mais que vous pensez être compétent, vous resterez coincé à ce niveau et vous ne comprendrez pas pourquoi vous ne réussissez pas.  Pour apprendre quoique ce soit, vous devez déjà être au deuxième niveau, vous devez prendre conscience de votre incompétence et passer au niveau de …

 

2. L’incompétence consciente

 

Vous savez que vous êtes incompétent et cela vous permet de rechercher la compétence. Vous recherchez l’information qui vous permettra de devenir compétent en lisant, en parlant avec des personnes compétentes, en prenant des cours, en observant etc… Petit à petit, vous apprenez ce que vous devez faire pour devenir compétent. Et en le faisant, vous passez au niveau suivant…

 

3. La compétence consciente

 

Vous savez ce que vous devez faire pour être compétent. Vous savez comment vous préparer pour une scène et quand votre préparation est bonne, la scène est réussie. C’est un niveau auquel il faut passer beaucoup de temps. C’est la répétition consciente des actions vous permettant d’être compétent qui vous permettra d’arriver au dernier niveau …

 

4. La compétence inconsciente

 

A force de répétition, vous avez acquis des automatismes vous permettant d’être compétent à chaque fois. Quand vous avez appris à faire vos lacets, vous ne saviez même pas que vous n’en n’étiez pas capable, puis vous avez appris que vous ne saviez pas le faire. Quelqu’un vous a enseigné à le faire et à force de répétition vous en avez fait un automatisme. Maintenant vous n’y pensez plus, vous en êtes au niveau de compétence inconsciente.

Pour arriver à ce niveau, vous devez soit répéter l’étape 3, la compétence consciente, soit observer et modeler les comportements de personnes qui sont au niveau de compétence inconsciente.

La même chose se produit quelque soit la compétence que vous souhaitez développer. Nous devons tous passer par ces 4 étapes pour devenir un expert.

 

Quand je rêvais de devenir acteur, j’étais au niveau d’incompétence inconsciente. Je regardais des films et je me disais que je pouvais le faire. Puis j’ai décidé de devenir acteur, et j’ai pris conscience que j’étais incompétent. J’ai donc pris des cours pour apprendre et développer mes compétences. Cela m’a également permis de prendre conscience de toutes les compétences que je devais développer.

Actuellement, je me trouve entre le niveau 2 d’incompétence consciente et le niveau 3 de compétence inconsciente. J’apprends ce que je dois faire pour être compétent et en le faisant je développe mes compétences. A force de le faire, j’arriverai bientôt au niveau de la compétence inconsciente.

Mais il y a peut-être encore des compétences dont je n’ai même pas encore conscience et qu’il me faudra acquérir pour devenir un acteur excellent.

 

A quel niveau de compétence êtes-vous ? Savez vous ce que vous devez faire pour passer au niveau suivant ?

 

Exercez votre sens du vrai en cherchant d’abord ce qui est bon

J’inaugure une nouvelle rubrique du blog : les lectures audio. Chaque semaine je lirai un extrait d’un livre inspirant pour les acteurs.

Pour inaugurer cette rubrique, j’ai choisi un extrait de l’indispensable livre de Constantin Stanislavski : La formation de l’acteur.

 

Extrait du chapitre 8 : La foi et le sens du vrai

[dewplayer:http://www.etreacteur.fr/wp-content/uploads/2012/03/formation-de-l-acteur-p160.mp3]
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Postulez dans les agences de mannequins et de comédiens pour la publicité

Agence mannequins publicitéJ’ai profité de mes nouvelles photos pour refaire un envoi de candidatures aux agences de mannequins et comédiens pour la publicité. Et j’en profite également pour vous faire partager les adresses que j’ai récolté.

Il y a quelques années, avant même de me lancer, je m’étais dit que je ne ferais jamais de publicité. Aujourd’hui, je revois ma position pour plusieurs raisons :

La plus évidente : c’est que ça paye. Environ 350€/jour minimum pour un spot TV avec en plus des droits de diffusion.

C’est une expérience enrichissante qui permet de travailler dans des conditions professionnelles.

Ça permet de rencontrer des réalisateurs qui ont souvent d’autres projets plus artistiques.

 

Cela dit, je resterai fidèle à mes convictions profondes et vous ne me verrez jamais dans une pub McBeurk, mais je serai ravi de tourner un spot pour la prévention routière par exemple.

 

Pour avoir accès aux castings pubs, le mieux est bien-sûr de faire partie d’une agence de mannequins et comédiens pour la publicité. Ces agences prennent 20% de votre cachet, et en contre-partie elles proposent votre candidature et s’assure que vous toucherez votre argent. Votre agence sera notamment chargée de récupérer vos droits de diffusion si la publicité est rediffusée.

 

Les agences de mannequins vous font signer un contrat de représentation qui leur permet de vous représenter, mais ce n’est pas un contrat d’exclusivité. Vous pouvez donc être dans plusieurs agences de pub à la fois.

La plupart des agences ne cherchent que des comédiens habitant Paris ou la région parisienne.

 

La liste des agences de mannequins et comédiens pour la publicité à Paris

 

Agence Céline

Agence Happy

Agence Profil

COCCINELLE 

DYNAMITE 

l’agence Parallèle

Agence Di

People International

Rebecca-model

Nouvelle Ere

Smith et Smith

Urban Talents&Models

VIP Models : Agence de mannequins

Agence RODEO

 

Si vous connaissez d’autres agences de mannequins et comédiens pour la pub, n’hésitez pas à partager dans les commentaires !

 

 

Image: photostock / FreeDigitalPhotos.net

Abordez les ateliers de rencontre de directeurs de casting en professionnel !

interview directeur de casting

interview directeur de castingMardi dernier j’ai participé à un atelier de rencontre avec une directrice de casting avec l’association TOUT POUR JOUER.

David Baranes en parlait dans l’interview dans laquelle il donne ses conseils de directeur de casting pour devenir acteur.

Ce type d’atelier est une occasion de montrer ce qu’on sait faire et de se faire connaître par de jeunes directeurs de casting avec qui une collaboration fructueuse pourrait commencer. C’est aussi l’occasion de faire des rencontres et d’en apprendre un peu plus sur un directeur de casting, son métier, et la façon dont il travaille.

Les directeurs de casting qui participent à ce genre d’ateliers sont en général assez jeunes, et veulent découvrir et rencontrer de nouveaux comédiens.

 

Comment ça se passe ?

 

Vous êtes une vingtaine. Selon les désirs du directeur de casting, vous recevrez  par mail des textes à préparer quelques jours avant l’atelier. Parfois, vous les aurez le jour même.

Le jour J, les comédiens présents passent leur scène devant tout le monde sous la direction du directeur de casting. Le directeur de casting peut filmer ou non.

En général vous aurez l’occasion de passer deux fois. Bien sûr, chaque directeur de casting a sa façon de travailler et cela peut changer selon les ateliers.
Ce genre d’atelier est payant : comptez 40€ pour l’atelier Tout Pour Jouer.

 

Comment optimiser cette rencontre avec un directeur de casting pour mettre toutes les chances de son côté ?

 

Je vois ce genre d’atelier comme un investissement pour ma carrière d’acteur. La première fois, j’y suis allé pour découvrir, un peu en touriste je dois avouer.

Pour cet atelier avec la directrice de casting Mathilde Snodgrass, je m’étais mieux préparé. Et la prochaine fois, ça sera encore mieux.

Si je veux devenir acteur professionnel, la première chose que je dois faire est de me comporter comme un professionnel. 

 

Préparer la scène

 

Les directeurs de casting veulent quand même voir autre chose qu’une lecture, ils veulent voir des professionnels ou des futurs professionnels.

Le premier travail à faire est donc de bien préparer et apprendre les scènes, même s’il est indiqué qu’il est possible de jouer texte à la main. Beaucoup d’acteurs y vont sans avoir appris leur texte, c’est aussi un bon moyen de se démarquer et de faire bonne impression.

Par ailleurs, ce genre d’atelier coûte quand même 40€, ce serait dommage de les dépenser uniquement pour avoir le mail du directeur de casting. C’est l’occasion de montrer ce qu’on sait faire, c’est donc l’occasion de s’investir à fond.

Dans ce genre d’atelier, vous risquez de passer avec quelqu’un qui n’aura pas préparé la scène ou appris le texte et qui ne sera pas disponible pour vraiment jouer avec vous. Si vous avez préparé la scène et appris votre texte, vous risquez d’être frustrés si vous passez avec une personne qui n’a pas préparé et qui a besoin de replonger dans son texte à chaque réplique.

Si possible, allez-y avec un/une partenaire que vous connaissez et avec qui vous avez une bonne connexion. Préparez la scène ensemble et amusez-vous le jour J.

Assurez vous de bien comprendre la scène et ses enjeux. Travaillez sur votre personnage et ses objectifs. C’est le travail de l’acteur d’imaginer et faire vivre un personnage. Ne comptez pas sur les directeurs de casting pour vous imaginer dans un personnage autre que ce que vous montrez.

Renseignez-vous sur les films dont sont extraits les scènes pour en apprendre plus sur l’histoire et votre personnage. Faites également attention au style de film, une scène de comédie sera très différente d’une scène dramatique.

 

S’amuser

Avant tout, on est là pour s’amuser. J’oublie souvent de m’amuser quand je veux bien faire les choses, et la directrice de Casting a su me le rappeler.

C’est un bon moment pour échanger avec les autres comédiens et avec le directeur de casting. C’est aussi un bon moyen de voir les autres comédiens à l’oeuvre, analyser leur jeu, voir ce qui marche ou pas.

Si vous avez besoin d’un temps de préparation, personne ne vous le proposera, c’est à vous de demander. C’est notre responsabilité de prendre le temps de nous concentrer pour bien faire le travail.

Tant qu’à faire, mettez vous au premier rang. La place que vous prenez dans la salle en dit souvent long sur votre engagement et votre désir de participer, et d’après certaines études, cela influence également votre état d’esprit. Vous serez plus engagés et motivés en vous mettant au premier rang.

Rentabiliser

 

Vous avez investi 40€ dans cet atelier, vous voulez un retour sur investissement : envoyez bien-sûr votre CV et vos photos. Discutez un peu avec le/la directeur de casting si vous pouvez. Ça peut-être une bonne idée de voir les films dont il/elle a fait le casting, et de lui faire part des choix que vous avez aimé.

 

En résumé, ce genre d’Atelier est à aborder de manière professionnelle : 

  • Préparez bien votre scène
  • Prenez un/une partenaire
  • Faites connaissance avec les personnes et le lieu
  • Amusez-vous
  • Gardez le contact
Voir l’atelier TOUT POUR JOUER.

Faites péter l’élastique !

 

J’ai relu pendant les vacances quelques passages d’un livre que j’avais trouvé dans d’étranges circonstances. Un été, je me promenais avec des amis dans les hauteurs d’Aubusson dans la Creuse, et nous avions décidé d’explorer le manoir abandonné qui dominait la ville. Le bâtiment était délabré, une partie avait brûlé et le reste était en ruines.

Après avoir monté les marches du grand escalier qui menait à l’étage et joué avec la ruine de piano qui se trouvait sur le palier, j’arrivai dans une pièce où gisaient de vieux magazines du front national et un livre. J’imaginais les anciens propriétaires profiter de leur grande demeure autour d’un banquet de gibier, gloutonnant leur trophée de chasse en déversant leur lot d’injures racistes sur les quelques immigrés du village. Le livre commençait à tomber en poussière et j’éternuai en le prenant dans mes mains : « La doctrine suprême ». Je pensais avoir trouvé un livre oublié par quelque fanatique du troisième Reich dans sa hâte de quitter son manoir pour échapper à la justice.

Les pages n’avaient pas été coupées et ce livre d’une cinquantaine d’années s’apprêtait à finir sa vie sans avoir jamais été lu et dans un endroit où il ne pouvait qu’être malheureux. Ce que je prenais pour un livre nazi était en fait une étude du bouddhisme Zen par un psychologue occidental. Le titre complet affiché sur la première page était : La doctrine suprême Réflexions sur le bouddhisme Zen par Hubert Benoit.

Il m’attendait. Au coeur de la campagne française, dans un manoir en surplomb de la Creuse, étouffant sous la poussière et les revues d’extrême droite, m’attendait un livre vierge, fruit de l’approche occidentale et orientale de l’ Être.

Il y a quelques jours, ce livre m’est revenu en tête sous la forme d’une métaphore.

Quand nous restons à proximité du piquet auquel nous sommes attachés, nous avons l’illusion d’être libres. Nous pouvons bouger, courir, sauter. Mais lorsqu’il s’agit d’atteindre un but tel que devenir acteur, devenir réellement libre, et que l’on se met à courir vers ce but, l’élastique se tend. Au départ on peut courir vite, l’élastique est encore souple et on a l’impression que l’on arrivera facilement, mais à mesure que l’on avance, l’élastique se tend et notre progression devient plus lente. Jusqu’au moment où l’élastique est tendu à son maximum et qu’on a l’impression de ne plus avancer.

Il y a ceux qui se relâchent à ce moment, et il y a ceux qui continuent de tirer. Et imperceptiblement, quelque part le long de cet élastique, le caoutchouc se fendille…