3 étapes (+5 sous-étapes) pour prendre en main sa carrière d’acteur

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Après l’article d’Emmanuelle Chaulet sur la gestion de carrière à l’américaine, j’ai eu de nombreux retours de votre part, et beaucoup de curiosité sur son coaching. Je l’ai donc contactée pour prendre un rendez-vous avec elle et vous faire un compte-rendu.

 

 

Coaching par skype

Il est 11h, je suis tranquillement installé chez moi. J’ajuste l’écran de mon ordinateur pour éviter les reflets. C’est l’heure de mon coaching avec Emmanuelle Chaulet.

Emmanuelle m’appelle par Skype. Elle est à Hendaye dans le sud de la France. Au moins aujourd’hui pas de jalousie, le soleil est présent à Paris aussi.

Après avoir récupéré et branché mon gros casque à moitié déglingué, nous entrons dans le vif du sujet : le coaching carrière.

 

Déroulement du coaching carrière à l’américaine

Le coaching avec Emmanuelle peut se faire sur une seule séance et elle propose des tarifs dégressifs à partir de 6 séances. Pour cette première séance, l’objectif est de voir où j’en suis et vers où je vais.

Au départ il y a un rêve

Dès les premières minutes, je vois bien qu’Emmanuelle et moi sommes sur la même longueur d’onde.  Je sais que c’est mon rêve qui me guide vers sa réalisation. Emmanuelle me demande donc de définir mon rêve et de lui donner le plus de détails possible.

S’autoriser à rêver : si tout était possible.

En racontant ce rêve, je sens au départ une forme de pudeur qui disparaît très vite quand je vois qu’Emmanuelle est totalement à l’écoute, sans jugement. Elle me pousse même à aller plus loin : « Si tout était possible, qu’est-ce que serait ta vie ? « . C’est ce rêve « si tout était possible » qui m’a poussé à devenir acteur et c’est toujours ce rêve qui me permet d’avancer.

Donner des détails

Je me rend compte que mon rêve manque de détail. Je suis incapable de sortir les noms des réalisateurs avec qui j’aimerais travailler ou les théâtres dans lesquels j’aimerais jouer. Ce sont les détails qui permettent de concrétiser le rêve et de l’amener à se manifester. Ce rêve, je dois dois continuer à le définir en l’écrivant et en trouvant des images qui lui correspondent.

Devenir acteur c’est comme monter un business

Pour faire passer ce rêve à la réalité, Emmanuelle me fait faire une analyse à la manière d’une entreprise qui voudrait se lancer sur un marché. Elle dispose d’outils utilisés par les entreprises pour monter leur business plan.

 

Analyser ses forces et ses faiblesses

Appliqués à l’acteur, ces outils permettent de définir nos forces et nos faiblesses.

Se voir objectivement

C’est à moi de donner ce que j’estime être mes forces. Je suis donc obligé de me regarder avec objectivité et honnêteté. Emmanuelle m’aide en me faisant ses retours et en m’aidant également à voir des forces que j’aurais pu oublier.

Une faiblesse peut devenir une force

Je fais la même chose ensuite avec mes faiblesses. C’est plus douloureux, mais les admettre objectivement me permet aussi de m’en détacher. Si je vois ces faiblesses, je pourrais trouver les moyens de les surmonter, ou de les utiliser car certaines faiblesses peuvent être utilisées comme des forces.

Emmanuelle dispose d’outils pour permettre à ces faiblesses de s’exprimer et de trouver leur place au sein de la personne que l’on est. Ce qu’on qualifie de faiblesse, c’est souvent une forme de comportement que l’on utilise parce qu’il nous apporte des bénéfices. Reconnaître ces bénéfices permet de trouver d’autres comportements plus adaptés.

Obstacles et opportunités

Après avoir analysé ma personnalité, nous passons au monde extérieur. Certains obstacles extérieurs peuvent nous ralentir, et il faut savoir les gérer. Une force peut aussi s’avérer être un obstacle si on ne fait pas attention. Ce blog par exemple qui vous permet d’apprendre pleins de trucs géniaux 😉  et qui me permet de me démarquer des autres comédiens peut aussi être un obstacle. Le risque est d’être vu uniquement comme un blogueur et non comme l’acteur que je suis.

Par ailleurs, mon parcours m’a permis de rencontrer du monde, et j’ai de nombreuses opportunités à saisir autour de moi. Encore une fois, ce blog en fait partie. C’est donc à double tranchant.

Mes plus grosses opportunités pour le moment sont les deux longs métrages qui sont en post-production et dans lesquels j’ai un rôle.

Où me placer ?

Une des règles que j’ai appris en m’intéressant au marketing est qu’il vaut mieux être au sommet d’un petit marché plutôt qu’en bas d’un marché énorme. Emmanuelle a bien compris ça et tout le travail qu’on vient de faire nous amène à définir ma niche : l’endroit où je pourrais placer mon produit (moi-même) pour le mettre en valeur.

Type (ou personnage) primaire et contre-emploi

Très rapidement, Emmanuelle arrive à des idées de personnages que je pourrais incarner et qui utiliseraient ma personnalité. Je commence à comprendre mon « type primaire« , c’est à dire le genre de personnages vers lesquels je pourrais aller le plus naturellement. Ceux qui utiliseront au maximum ce que je dégage naturellement.

En fait, ce que je dégage au premier abord, c’est mon côté un peu en retrait, différent, dans l’analyse. Et je peux utiliser ces caractéristiques de ma personnalité pour des rôles comme des personnages qui dirigent dans l’ombre, des personnages mystérieux, fascinants, qui peuvent aussi être manipulateurs, l’étranger solitaire, le geek surdoué, etc…

A partir de ce type de personnages, je peux aussi définir les personnages qui seront à contre-emploi. C’est à dire ceux pour lesquels je devrais exprimer la part cachée de ma personnalité, les qualités que mes faiblesses m’empêchent d’exprimer.

 

Visualiser l’avenir

On arrive à la fin de la séance, et pour bien intégrer tout ce travail qui vient d’être fait, Emmanuelle me guide dans un rêve éveillé de mon futur. Je me vois dans un studio, serein et détendu en attendant que le plateau soit prêt pour tourner. Je respire profondément et tout ça me semble plus réel.

Après cette visualisation semi-guidée, Emmanuelle me fait écrire ce que j’ai vu et ressenti. L’écriture fait partie de la séance de coaching afin d’intégrer les informations reçues.

Ce que ça m’a apporté

Le fait d’être guidé et de travailler avec quelqu’un me permet de vraiment prendre en main ma carrière. J’ai une vision plus claire de ce que je suis et de ce que je peux faire pour aller de l’avant.

Emmanuelle est très bienveillante, donc c’est facile d’être honnête et de dire vraiment les endroits où je me sens le plus bloqué.

J’ai une idée plus claire de ce que je dégage et du genre de rôle que je peux faire. Avec la niche que nous avons commencé à définir, je vois plus clairement les rôles vers lesquels m’orienter.

J’ai des images de personnages que je pourrais développer et qui utilisent certains aspect de ma personnalité que je considère parfois comme des faiblesses. Notamment un que je vais  développer dans un court métrage.

Je sais comment utiliser mes faiblesses, contourner les obstacles et maximiser mes opportunités.

Je n’ai pas perdu de temps dans les transports puisque tout s’est fait par Skype. Ça m’a également permis d’être plus détendu puisque j’étais dans un environnement familier.

Emmanuelle m’a donné des actions concrètes à entreprendre dans la semaine pour continuer d’avancer.

 

 

Ce qui m’a manqué

 

J’aurais aimé avoir des noms de films à regarder et de personnages à travailler dans mon type.

Nous n’avons pas vraiment eu le temps de définir mon contre-emploi et les rôles à travailler dans ce registre.

 

En conclusion

Ce coaching carrière m’a permis de me replacer dans une stratégie pour concrétiser mon rêve. J’ai l’impression d’avoir remis les choses à plat et d’avoir une direction claire alors qu’avant j’étais plutôt la tête dans le guidon avec seulement une vague idée de là où j’allais.

Ça m’a donné envie de continuer à travailler avec elle pour développer ma stratégie de communication et me mettre en valeur avec assurance.

Dans un métier aussi incertain que le nôtre, je trouve très difficile d’avancer seul. Avoir quelqu’un pour nous guider me semble à présent presque indispensable pour prendre en main sa carrière.

 

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Ce livre est en anglais et apporte un éclairage majeur sur les liens entre le métier d’acteur, le jeu et les difficultés des acteurs. C’est à la fois un livre sur le jeu et sur le développement personnel nécessaire pour avancer dans sa carrière d’acteur, tout en restant sain et équilibré. Emmanuelle utilise son expérience d’actrice, de coach et d’enseignante pour partager le résultat de ses recherches sur les thérapies énergétiques appliquées au métier d’acteur.

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Quelle mission vous pousse à devenir acteur ?

robin des bois mission

Dans cet article, je vais partager avec vous un simple truc qui va vous permettre de vous démarquer de 99% de ceux qui veulent devenir acteurs et de rester motivé sur le long terme.

Quand on essaie de devenir acteur, il faut bien avouer qu’on a surtout tendance à penser qu’à sa gueule. On devient obsédé par son image, on veut avoir un agent, avoir des castings, avoir des cachets, etc…

99% des acteurs sont comme ça, moi y compris.

Ça vous est peut-être arrivé de passer par des périodes où vous ne pensez qu’à votre carrière, et vous vous dites que rien ne va, et en général ce sont des périodes où on va le plus mal.

En fait, il doit y avoir un truc inscrit dans nos gènes pour faire de nous des êtres sociaux capables de vivre en société : l’égocentrisme rend malheureux.

 

Dans le métier d’acteur, on a besoin d’être motivé sur le long terme. On traverse tous des périodes creuses pendant lesquels on n’a pas beaucoup de projets ou rien de payant. Et où on a l’impression de servir à rien.

Ceux qui réussissent dans n’importe quel domaine ont quelque chose en plus que n’ont pas les autres. Ce n’est ni l’argent, ni le talent, ni l’intelligence, ni les contacts…

 

Ceux qui réussissent à devenir acteur ont quelque chose de plus que les autres : une mission.

 

Dans le monde de l’entreprise et du marketing, il y a ce que les américains appellent « mission statement« , qu’on pourrait traduire par « déclaration de mission« . Devenir acteur peut être un rêve, mais ce n’est pas une mission.

James bond mission

 

Une mission est en soi quelque chose de très motivant parce qu’on ne la remplit pas uniquement pour sa gueule mais pour servir une cause plus grande. Si vous donnez un ordre à un gamin, il est possible qu’il refuse, ou qu’il l’exécute à contre cœur (s’il n’est pas trop rebelle). Mais si vous lui confiez une mission, c’est tout autre chose, il l’accomplira avec joie. Ça le valorise et ça le motive.

 

James Bond risque sa vie parce qu’il a une mission qui lui est confiée : protéger les intérêts de la Grande-Bretagne.

 

 

La déclaration de mission est quelque chose qui va vous guider toute votre vie et qui vous aidera à faire des choix. Plutôt que de faire vos choix en fonction de votre image ou des factures que vous avez a payer, vous pourrez les faire en fonction de votre mission. Ce qui vous apportera beaucoup plus de satisfaction.

 

 Devenir acteur :  une étape de votre mission

 

Votre mission est une phrase simple qui résume ce que vous voulez apporter au monde. Elle répond à la question « pourquoi je suis là ? ».

 

Ma mission personnelle par exemple, et c’est aussi ce qui m’a poussé à créer ce blog, pourrait se résumer par « Donner de l’espoir et inspirer les générations futures ».

 

Votre mission pourrait être par exemple : « Donner la parole aux opprimés » et vous pourriez alors défendre des personnages marginaux et défendre leurs intérêts à l’écran. Ou bien ce pourrait être « Démontrer l’existence du Grand Amour » et vous vous orienterez alors vers des rôles dans des comédies romantiques.

Si vous avez plutôt envie de jouer des rôles durs et violent, votre mission pourrait être « Révéler la bonté qui se trouve en chaque homme, même lorsqu’elle est cachée », etc…

Votre mission pourrait aussi être « Faire gagner du temps aux équipes de tournage », alors vous seriez toujours prêt et efficace…

Tout ça ne sont bien-sûr que des exemples trouvés vite fait, et votre déclaration de mission sera sûrement plus réfléchie.

 

Si aujourd’hui, vous constatez que vous êtes ultra préoccupés par votre « image », ou que vous pensez à tout ce que vous voulez mais que vous n’avez pas, prenez le temps de réfléchir à votre « déclaration de mission« . Peut-être que vous trouverez une mission encore plus importante que votre rêve de devenir acteur ou actrice, et vous trouverez d’autres moyens d’accomplir cette mission maintenant.

 

Prenez 10 minutes pour y réfléchir, quand vous aurez trouvé votre déclaration de mission, devenir acteur ne sera peut-être plus un rêve si immense, mais une étape dans l’accomplissement de votre mission.

 

Comment devenir actrice : Interview d’Hélène Kuhn, Le crocodile du Botswanga

Helène Kuhn crocodile botswanga

Quand on commence, on a souvent en tête les grands acteurs, leurs grands rôles et on est évidemment passionnés par leur parcours. Mais avant d’en arriver là, on passe tous par des petits rôles, des premiers pas dans le métier où on met à l’épreuve du terrain toutes ces choses qu’on a pu apprendre en suivant des cours ou des stages.

C’est aussi inspirant d’avoir le témoignage d’une personne qui est un peu plus avancée que soi dans son parcours, à un niveau qui nous est atteignable. Quand on se demande comment devenir actrice, la meilleure réponse vient des actrices !

J’ai rencontré la jeune actrice Hélène Kuhn pour qu’elle nous parle de son rôle de Léa dans la comédie Le Crocodile du Botswanga.

Fraîchement débarquée des Etats-Unis où elle a suivit les cours du New York Conservatory for Dramatic Arts, Hélène aborde le casting du Crocodile du Botswanga avec la volonté d’appliquer ce qu’elle a appris là bas.

Bien choisir sa tenue

 

“Pour mon premier casting avec Coralie (Coralie Amédéo, la directrice de Casting) j’ai mis un haut fleuri parce que je me suis dit que dans son apparence elle était légère, une jeune vierge. Donc je me suis maquillée très fraîchement, j’ai juste mis un peu de mascarat. J’ai fait mon choix et c’était ça. C’est un sujet qu’on approfondit beaucoup aux États Unis : les choix dans son apparence, comment tu t’habilles, les couleurs que tu choisis, les coupes, tes cheveux s’ils sont lâchés, pas lâchés, etc… J’aime faire évoluer mes personnages pendant les auditions, insérer des éléments physiques, proposer 3 choix différents, c’est important et apprécié aux USA.”

Ecouter attentivement les indications de la directrice de casting Coralie Amedeo.

 

“Elle m’a filmé d’assez proche et m’a fait faire la scène une fois comme je l’avais préparé, puis elle m’a donné des indications très précises. Je les ai suivies à la lettre. C’est une très bonne directrice de casting”

Ce premier tour de casting lui a permis d’être rappelée pour le second tour.

“Je me suis retrouvé face a Lionel et Fabrice ( les réalisateurs ), et Coralie. Ils m’ont fait repasser les mêmes scènes avec des potentiels acteurs qui pouvaient jouer Leslie Konda.

Nous faisions la scène sur le banc qui est une scène comique mais érotique. C’est une scène de séduction où le personnage de Lea joue avec les sens de Leslie Konda. J’ai décidé dès le début de suivre toutes indications physiques, de la jouer complètement avec mon partenaire, de pas avoir peur, donc de prendre sa main, de me la mettre sur la poitrine, de me toucher avec, de lui foutre un doigt dans la bouche, de lui souffler dessus, et tu le sens quoi, c’est chaud ! “

 helene kuhn crocodile du botswanga

Donner le maximum

 

“ Toutes les indications qu’ils me donnaient, je les prenais. Je voulais avoir donné le meilleur de moi, c’était ma deuxième audition à Paris. J’avais besoin que mes expériences soient des réussites personnelles.

J’étais dans un état d’alerte totale. J’étais hyper connectée. Il fallait que je sois présente et connectée avec le directeur de casting, l’autre comédien dès l’instant où je rentrais dans la pièce… Il y avait de l’électricité dans l’air, ça se sentait. Après, que je l’ai ou pas ne dépend pas de moi, c’est eux qui décident..”

Faire preuve d’assurance et faire part de ses besoins pour être plus à l’aise.

“Le premier jour du tournage, on a tourné les scènes dans la chambre avec 40 personnes sur le plateau. C’est une scène comique, malgré tout je me dénude et ce n’est pas évident. Je me suis rendue compte que je n’étais pas a l’aise et demandé a Lionel si c’était possible de réduire le nombre de personnes sur le plateau. Ils sont allés derrière le moniteur qui est 10 mètres plus loin, c’était déjà ça. “

Après ces premières scènes en studio, Hélène a la chance de partir tourner à l’étranger à la Havane, Cuba.

Construire le personnage avec le réalisateur

 

“Je l’ai plus construite par sa corporalité, la façon dont elle respire, son plaisir à jouer, son plaisir de réaction.. C’est une fille qui écoute et qui réagit tout en provoquant et en manipulant. Elle sait très bien ce qu’elle fait et prend du plaisir à séduire, à titiller les hommes. Donc elle se contient, elle sait que ça va monter mais elle prend son temps. ! Ne pas trop donner, juste un tout petit peu, tranquillement, dans la retenue.

Mon professeur de Meisner disait avec justesse, ‘Don’t try to show, try to hide” N’essaies pas montrer, essaies de cacher. Si tu as une rage de dent, ton oreille te gratte, si tu es en manque, si tu es passionnément amoureux ou dépressif, nerveux, ce sont des éléments important de la composition du personnage. Essaie de le cacher et pas de le montrer. »

S’adapter aux contraintes techniques

« Beaucoup de scènes extérieures ont été tournées en fin de journée, avec le couché de soleil à contre jour. Ils ont fait de très belles images à la caméra. il nous restait peu de temps et ils voulaient du flare (voir definition sur wikipédia). La aussi il y a un vrai dialogue avec le camera man. Il y avait pas mal de placements assez précis pour l’image. Pour pouvoir prendre des libertés et du plaisir, il faut savoir exactement où va ton personnage, C’est un peu une chorégraphie, c’est millimétré. Ça aide, c’est une bonne structure technique.”

affiche crocodile du botswanga

Comment gérer sa carrière d’acteur à l’Américaine

Emmanuelle Chaulet

 

Afin de vous apporter davantage d’informations et différents points de vue sur le jeu et la carrière d’acteur, j’accueille sur le blog de nouveaux intervenants qualifiés et désireux de partager leurs connaissances avec vous. 

Emmanuelle Chaulet a accepté d’intervenir pour partager son approche de la Stratégie de carrière à l’Américaine.

 

 

 

 

 

 

 

Qu’est ce que « La stratégie de carrière à l’Américaine » ?

Après avoir vécu 25 ans aux USA en côtoyant les Américains et en complète immersion dans leur culture, je peux dire que la stratégie américaine est non pas une quelconque technique de marketing brillante et astucieuse mais tout simplement une façon d’être. Elle est profondément ancrée dans la culture américaine et donc présente un défi pour l’artiste français bercé par notre état d’esprit disons, plus négatif.

A mon avis, la réussite d’un athlète ou d’un artiste résulte pour 90 % d’une attitude mentale et seulement pour 10 % du talent. Beaucoup de gens talentueux ne réussissent pas car ils n’ont pas cette attitude mentale. C’est précisément la construction de cette attitude mentale qui est le fondement de la stratégie de carrière à l’Américaine.

Quelle est cette attitude mentale ?

Les deux slogans des campagnes qui ont élu Obama étaient YES WE CAN ! et HOPE. Ces deux notions sont au cœur de la stratégie de carrière des acteurs américains : avoir confiance que l’on pourra y arriver,  (« oui je peux ! ») et l’espoir d’y arriver (« Espoir »), c’est-à-dire la confiance en soi et l’optimisme, ou encore avoir la foi.

Dans notre culture française, ces deux états d’esprit sont difficiles à atteindre, car ils ne font pas partie de nos valeurs culturelles profondes. Nous sommes plus cyniques et critiques, et toujours inquiets d’apparaître arrogants ou présomptueux, de « sortir du lot ». Je rencontre beaucoup d’artistes français qui ont peur de se mettre en avant, de se mettre en valeur, qui s’autocritiquent constamment.

A la grande différence, l’artiste américain, lui, est très tôt encouragé, dès sa plus tendre enfance à se lancer sans peur de l’échec. Aux USA, l’apprentissage de l’écriture et de la lecture se fait au début sans aucune correction grammaticale pour permettre à l’enfant de s’exprimer sans contrainte. Alors qu’un enfant français sera très tôt soumis au jugement, à la critique, aux notes d’évaluation, à l’écoute sans participer, un enfant américain sera au contraire encouragé à écrire, parler, s’exprimer sans peur du jugement de l’autre et sans correction.

Lorsque je travaille avec un artiste français, nous cherchons à développer cette attitude mentale du possible et du positif, tout en en repérant et se détachant des voix intérieures qui font de l’auto-sabotage. Il y a tout un travail de transformation de la façon d’être, pour passer du « je n’y arriverai jamais » au « oui je peux, c’est possible ».

 

 

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Qu’est ce que le « marketing d’acteur à l’américaine » ?

Le marketing (ce fameux ‘savoir se vendre’) c’est selon le Larousse : l’ensemble des actions qui ont pour objet de connaître, de prévoir et, éventuellement, de stimuler les besoins des consommateurs à l’égard des biens et des services et d’adapter la production et la commercialisation aux besoins ainsi précisés.

Adapté au terrain de l’acteur américain, cela devient l’ensemble des actions qui ont pour objet de connaître, de prévoir et éventuellement, de stimuler les besoins des directeurs de castings (RDAs) à l’égard de l’acteur et d’adapter la présentation de l’acteur aux besoins ainsi précisés. C’est-à-dire que l’on va chercher à définir la spécificité de cet acteur ou actrice, son « type » ou ce que j’appelle sa « palette de personnages » pour ensuite élaborer une communication reflétant parfaitement ce caractère unique. C’est ce que les Américains appellent « branding » ce qui veut dire créer sa marque, son image.

Quand je travaille avec un artiste, je cherche donc avant tout à déterminer ce qui est unique, et différent des autres en elle ou lui, ce qui fait son originalité. Puis, nous élaborons ensemble une campagne de communication pour le faire savoir avec des photos, un profil internet et une bande démo. Enfin, il s’agit de chercher et contacter les RDAs (directeurs de castings) et les réalisateurs qui recherchent ce genre de profil. Par exemple, si le « type » ou la « Palette » de l’actrice est une femme forte (une juge, une flic, une politicienne), l’actrice va développer des photos, une bande démo et un profil sur cette image, et contacter les RDAs qui font la distribution de téléfilms, séries, ou de films sur ce genre de sujets. Si c’est un homme élégant et charismatique, nous développerons la campagne sur les rôles de pouvoir, d’hommes d’affaire, de séducteurs. S’il est dur et agressif, nous ciblerons les rôles de voyous, mafieux, etc…

Le marketing ce n’est donc pas de l’arrogance et chercher à dire « je suis le meilleur », mais c’est découvrir et montrer l’unicité et la spécificité de votre talent. C’est laisser la lumière de votre talent briller et la montrer de façon authentique, originale, sincère, et avec du cœur.

Mais cela n’enferme-t-il pas l’acteur ?

Bien évidemment, certains acteurs peuvent jouer des personnages très opposés. Je dirais quand même que je ne pense pas qu’on puisse tout jouer (c’est un débat intéressant), mais on peut tout à fait avoir une palette très large. Alors là, il faut savoir dans un premier temps, choisir, patienter, et présenter ce qui est le plus fort ou le plus unique, car en début de carrière on doit commencer par quelque chose de spécifique qui nous permettra d’être « découvert » et d’ouvrir cette fameuse porte close.

Ensuite, après quelques rôles, quelques films, on pourra commencer à élargir la palette. Je prends toujours l’exemple de Jennifer Lawrence, qui a commencé dans un registre de garçon manqué et de fille rebelle sur plusieurs films (Winter bones, Loin de la terre brûlée, et Hunger games) et qui seulement maintenant, joue les blondes pulpeuses et écervelées dans son dernier rôle dans American Bluff.

Les directeurs de castings et les réalisateurs ont besoin de vous reconnaître dans un style, un type, pour mieux vous placer dans leur puzzle compliqué. Si vous présentez trop de facettes différentes, vous risquez, au début, de passer dans la pile «peut-être» au lieu d’aller dans la pile «à voir absolument». C’est tout simplement une question de stratégie : il faut se faire remarquer, et se faire reconnaître. Un type, une palette de personnages bien définis vous feront sortir du lot immédiatement. Et en ciblant les films et séries qui présentent ce genre de rôles, vous multipliez vos chances d’être retenu et remarqué.

Quelle est la faiblesse la plus fréquente chez les acteurs français ?

Je dirais, c’est un manque de stratégie et surtout de patience ! Ils pensent souvent que c’est la chance et le talent qui suffiront, et qu’ils seront découverts par un agent, et que comme un prince charmant, l’agent fera que, miraculeusement, tout ira bien dans le meilleur des mondes, qu’ils auront des rôles et deviendront une star ! Et quand ça n’arrive pas, ils blâment le manque de chance et abandonnent trop vite.

Je dis, tout ça c’est un mythe ! La réussite, ça se travaille, ça se cultive comme un champ. Il faut labourer, préparer le terrain, semer, arroser, et attendre que les choses poussent, travailler tout seul, trouver des rôles tout seul, façonner une image, et ensuite, là un agent pourra peut-être s’intéresser à vous….Mais de toute façon, un agent ne signalera pas la fin de votre effort de marketing. Il vous accompagnera sur la route, vous indiquera des pistes, mais c’est vous qui serez celui ou celle qui pousse la roue pour avancer. En France, il n’y a pas de manager d’acteurs comme aux USA, c’est donc à l’acteur d’apprendre à faire tout cela et de se prendre en main. Ce travail-là, ce travail de l’ombre, ça fait aussi partie du métier, et c’est aussi du travail d’acteur.

Emmanuelle Chaulet est coach d’acteurs. Elle exerce à Paris, Hendaye et La Rochelle et à distance par Skype. Elle propose des stages de « Stratégie de carrière à l’américaine » de 35 heures qui peuvent être financés par l’AFDAS.

Elle propose aussi du coaching plus ponctuel, sur une à six sessions, pour ceux qui n’ont pas ce financement ou moins de temps. Ses spécialités sont la stratégie de carrière d’acteur, la préparation du personnage en tournage ou en casting, les blocages créatifs et le blues de la scène (apprendre à gérer cette sensation de burnout après les tournages et tournées).

Pour la contacter : www.coachingdacteurs.com

Pour recevoir gratuitement le PDF Les 5 erreurs à ne pas commettre à un casting : http://eepurl.com/N65xn

Son prochain stage en visioconférence sur 10 sessions  :  Cliquez ici ! 

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Ce livre est en anglais et apporte un éclairage majeur sur les liens entre le métier d’acteur, le jeu et les difficultés des acteurs. C’est à la fois un livre sur le jeu et sur le développement personnel nécessaire pour avancer dans sa carrière d’acteur, tout en restant sain et équilibré. Emmanuelle utilise son expérience d’actrice, de coach et d’enseignante pour partager le résultat de ses recherches sur les thérapies énergétiques appliquées au métier d’acteur.

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2+1 mots clés pour allumer son imagination

Allumer imagination

Quand on aborde une scène, on a besoin de pouvoir s’identifier au personnage. « Jouer, c’est agir authentiquement dans des circonstances imaginaires » nous dit Meisner. Or, notre inconscient, qui est là pour nous protéger, oppose une résistance au fait de croire à la situation imaginaire. « Non, je ne suis pas un expert en analyse de traces de sang dont les parents sont morts dans des conditions atroces et qui tue pour satisfaire ses pulsions meurtrières.  »

Heureusement que notre inconscient nous protège de cette manière, sinon on aurait vite fait de devenir fou ! On a beau vouloir devenir acteur, notre inconscient n’est pas prêt à nous laisser faire n’importe quoi.

Comment peut-on faire quand notre inconscient résiste aux circonstances proposées ?

 

Pour contourner ces résistances, nous devons d’abord rassurer notre inconscient en lui montrant qu’on sait que les circonstances proposées sont fausses et en l’autorisant à faire ce qu’il fait le mieux : imaginer.

 

Voici 2 mots clés, et un troisième, qui permettent d’enflammer votre imaginaire en contournant les résistances de l’inconscient.

 

1. Imagine

Facile, on demande directement à l’imagination de s’allumer. On sait que tout ce qui va suivre est faux et on peut se permettre de l’imaginer. C’est une commande directe à l’inconscient qui nécessite de se parler à la deuxième personne. Personnellement, j’aime changer mon monologue intérieur en passant de « JE » à « TU ». Ça me permet de me décaler de mon rapport habituel à moi-même et de prendre du recul.

Imagine que ton père est roi, et que tu as fait tes études loin de chez toi. Et imagine maintenant que tu apprends que ton père est mort. Et en arrivant chez toi, tu apprends que ta mère s’est remariée avec ton oncle et que c’est maintenant lui qui porte la couronne qui t’étais destinée. Et imagine que tu as une vision de ton père qui te dit que c’est ton oncle qui l’a tué et que tu dois maintenant tuer le roi pour accomplir sa vengeance…

 

2. Si

Le « si » magique de Stanislavski ! Il en parle dans son livre La formation de l’acteur comme étant LA clé pour déclencher l’imagination de l’acteur. C’est le mot idéal pour provoquer une réaction vraie dans des circonstances imaginaires. C’est encore plus puissant en utilisant la formule « Que ferais-tu si/ Qu’est-ce que je ferais si… » qui pose une question à laquelle notre imagination va naturellement chercher à répondre.  Avec le « Si », il est possible de se parler à soi-même à la première ou à la deuxième personne.

Que ferais-tu si tu étais le fils d’une actrice célèbre et que tu voulais devenir toi-même metteur en scène ? Et si ta mère ne s’intéressait pas du tout à ce que tu faisais et si elle passait son temps avec des auteurs célèbres et insupportablement académiques dont l’écriture te révulse. Et si tu rencontrais une jeune actrice avec laquelle tu fais une première mise en scène et qu’elle te quittais pour un de ces auteurs que tu déteste… Qu’est-ce que je ressentirai si j’étais dans cette situation ?

 

A un niveau plus personnel, le « si » peut aussi nous aider à débloquer notre imagination quand nos circonstances réelles, ce que nous vivons au quotidien, sont trop oppressantes. Vous pouvez par exemple vous demander ce que vous feriez si vous aviez la certitude d’avancer dans votre carrière et que vous aviez le temps et l’énergie de faire ce qui vous passionne vraiment. Que serait votre vie si vous aviez suffisamment de confiance en vous pour faire ce que vous voulez faire ?

 

3. Et le mot complémentaire : ET

Le mot « ET » permet de lier les propositions que l’on fait à l’inconscient. Il permet d’aller encore plus loin dans l’imaginaire. On peut commencer en parlant de quelque chose de vrai et amener petit à petit l’inconscient à accepter quelque chose d’imaginaire simplement grâce au mot « ET ».

Par exemple, vous lisez maintenant ce texte, et vous pouvez trouver que ce que vous lisez est intéressant, et vous comprenez à quel point il est important d’apprendre à dialoguer avec soi-même, et vous vous voyez déjà sur un plateau en train d’utiliser ces techniques pour entrer dans une situation imaginaire, et vous voyez l’équipe technique et les autres comédiens autour de vous et vous ressentez une profonde sensation de calme qui commence à apparaître dans votre poitrine, et cette sensation vous rassure et vous libère, et vous savez que vous avez la capacité d’entrer dans ce monde imaginaire, et vous entendez les choses différemment, et vous voyez les choses différemment et vous ressentez les choses différemment. Et vous pensez les choses différemment. Et à mesure que vous vous laissez aller à cette sensation de sérénité qui vous envahit, vous pouvez sentir que votre corps a envie de bouger. Et vous laissez peu à peu votre corps ajuster sa position et vous pouvez même être un peu surpris ou surprise de la position que prend votre corps. Et en changeant de position, vous changez également d’attitude. Et vous adoptez peu à peu l’attitude de votre personnage. Et vous vous sentez prêt(e) à l’action. Et vous prenez une bonne inspiration.

Et vous repensez alors à cet article et à votre envie de devenir acteur et vous avez peut-être envie de laisser un commentaire ci-dessous 😉

 

 

[Video] Kevin Spacey révèle comment devenir acteur

Kevin Spacey

 

Sur le tapis rouge des oscars, Kevin Spacey aime rappeler que les soirées, les cérémonies, les récompenses et le glamour n’ont rien à voir avec le quotidien des acteurs. Kevin Spacey est un de mes acteurs préférés et j’ai eu envie de traduire et partager avec vous ses mots de sagesse sur les premières années du parcours pour devenir acteur donnés lors d’une intervention « Inside The Actors Studio« .

 

 

Il n’y a pas de récompense à attendre, c’est le processus pour devenir acteur qui nous enrichit.

La plupart d’entre nous voulons devenir acteur parce que nous aimons le processus de création. Ce processus par lequel un personnage apparaît en nous. Parfois on a tendance à oublier que ce qui compte le plus c’est de se découvrir soi même et d’explorer ce territoire inexploré qu’est notre personnalité. A trop vouloir les récompenses, la célébrité, la reconnaissance, etc… on oublie que le plus important c’est la personne que l’on devient.

 

L’ambition ne suffit pas, il faut savoir ce qu’on veut, pourquoi on le veut, et s’y dédier corps et âme.

Vouloir réussir, vouloir devenir acteur ne veut rien dire. Si nous n’avons pas un objectif clair, que nous ne savons pas ce que nous voulons et pourquoi nous le voulons, nous sommes comme un radeau à la dérive. Quand nous avons un cap clair vers lequel nous diriger, qui nous obsède au point d’y penser à chaque respiration, alors on peut avancer avec confiance.

 

Devenir acteur, c’est d’abord donner.

La plus grande qualité pour devenir acteur c’est la générosité. Si nous pensons uniquement à ce que nous pouvons recevoir, à ce que nous voulons obtenir, nous sommes comme des mendiants réclamant de l’attention. Quand nous avons quelque chose à donner, un talent à partager, alors nous pouvons apporter cela dans notre jeu et nous donner sans rien attendre en retour. Pour devenir acteur, il faut apprendre à donner.

 

On peut apprendre de tous et de chacun.

Nous passons tous par des hauts et des bas. Et chacun aura une manière différent d’y réagir. Nous pouvons apprendre énormément de l’expérience des autres. Si nous savons nous abstenir de nous juger les uns les autres, si nous savons reconnaître nos propres peurs et nos doutes dans ceux des autres, si nous savons analyser ce qui marche ou ne marche pas dans ce que fait tel ou tel collègue, alors nous pouvons toujours apprendre et grandir à leurs côtés.

 

 

Vous voulez abandonner ? Très bien, continuez !

Abandon

Quand on fait un métier aussi incertain que le métier d’acteur, il y a des jours où on se décourage et on se demande si tout ça en vaut vraiment la peine.

Après tout, ne serait-on pas plus tranquille à nous occuper de nos enfants le soir après le boulot en pensant à la sortie qu’on va faire ce week-end, en se plaignant de ce patron qui est toujours aussi con, et en rêvant à nos prochaines vacances. Parfois, la vie simple et bien rythmée de la plupart des gens peut aussi nous attirer par ce qu’elle représente : la stabilité et la sécurité. Alors pourquoi vouloir devenir acteur ?

Si vous avez déjà songé à abandonner ce métier, vous voyez de quoi je parle. Vous en avez peut-être marre de tomber sur des projets qui se cassent la gueule, ou de déchirer vos habits neufs pour un court métrage étudiant que vous ne verrez jamais. Et votre rêve de devenir acteur s’effondre peu à peu…

En admettant que vous ayez réussi à lâcher votre job alimentaire et à gagner suffisamment de cachets pour avoir le statut d’intermittent, vous pouvez être découragés à l’idée que tous vos efforts soient coulés par le MEDEF et sa proposition débile.

En avoir marre, vouloir abandonner, penser à faire autre chose et à se ranger, ça arrive à tout le monde. Ça m’arrive, ça arrive aux acteurs et actrices que je connais, et c’est arrivé aussi à ceux qui ont maintenant réussi à devenir acteur et à vivre (parfois très bien) de leur passion. C’est dans ces moments là que c’est important d’avoir un groupe de soutien pour être sûr d’avancer même quand on a l’impression d’être le boulet de la caravane.

En fait, vouloir abandonner est une bonne chose. Quand vous êtes épuisé, à bout de force, et que l’oasis n’est encore qu’un mirage, et que vous faites un pas de plus,  c’est là que vous avancez vraiment.

Tout le monde a envie d’abandonner de temps à autre, il y a ceux qui le font, et ceux qui réussissent.

 

Comme le dit Rocky, ce qui compte ce n’est pas de frapper fort, c’est de pouvoir encaisser et continuer d’aller de l’avant.