8 choses que j’ai apprises sur le tournage de The Smell Of Us de Larry Clark

 

Cet été j’ai eu la chance de tourner dans le long métrage The Smell Of Us du réalisateur américain Larry Clark. C’était une expérience particulièrement enrichissante et j’ai appris énormément.

the smell of us

 

Voici 8 choses que j’ai apprises grâce à cette expérience.

 

1. Un agent n’est pas indispensable.

 

J’ai passé le casting pour ce film de Larry Clark grâce à une collègue de mon studio d’acteur Actors Factory. Les relations sont primordiales dans ce milieu et la formation est le premier lieu où vous créerez vos contacts.

Beaucoup d’acteurs sont bloqués par l’idée qu’ils n’ont pas d’agent. Avoir un agent ne garantit pas de travailler, et on peut travailler sans agent.

Le premier jour de tournage, j’ai dû tourner une scène de simulation d’acte sexuel. Si j’avais eu un agent, il aurait négocié mon contrat pour que je sois payé davantage. N’ayant pas d’agent, j’ai négocié moi-même.

J’ai appelé le directeur de production de The Smell Of Us en lui disant que j’estimais mériter un supplément pour cette scène. Il a accepté et a augmenté mon cachet pour l’aligner sur celui des autres acteurs ayant eu une scène de simulation.

Un agent n’a pas tout le pouvoir, c’est vous qui êtes en charge de votre carrière. Ce n’est pas parce qu’on n’a pas d’agent qu’on ne peut pas trouver de travail ou qu’on doit accepté d’être payé au rabais.

 

2. On peut ne pas correspondre au rôle et avoir le rôle.

 

Sur papier, le personnage n’existe pas. Ce qui fait le personnage, c’est l’acteur qui est choisit pour incarner ce personnage.

Dans le scénario de The Smell Of Us, la description de mon personnage était : « Jeune roumain de 15 ans ». Je fais plus jeune que mon âge, mais je ne fais pas 15 ans, et je ne suis pas roumain. Néanmoins, Larry Clark a aimé ce que j’ai proposé et m’a engagé.

Faites confiance à la personne qui vous fait passer le casting : si elle vous le fait passer, c’est que vous avez vos chances.

 

3. Un casting, c’est avant tout un challenge !

 

En lisant le scénario de The Smell Of Us la première fois, j’avais énormément de doutes. Le scénario indiquait que mon personnage était un jeune roumain de 15 ans qui sortait en pleurs de la maison d’un fétichiste. Il parlait à un autre jeune qui s’apprêtait à entrer et lui demandait de l’aide. Il lui racontait qu’il avait vu le diable à l’intérieur, qu’il fallait partir, que le diable allait revenir etc…

J’avais 5 jours pour préparer le personnage, et surtout pour apprendre le texte en Vietnamien !

Le Vietnamien n’est pas ma langue maternelle, et j’ai vraiment eu l’occasion d’apprendre et de pratiquer le Vietnamien lors d’un voyage au Vietnam en 2006. Ce n’est pas une langue que j’utilise au quotidien. Heureusement, j’ai l’oreille musicale et mon père m’a aidé à traduire le texte. C’est revenu assez vite.

Si je pensais à mes chances d’obtenir le rôle, je trouvais immédiatement des raisons de me décourager et de ne pas y croire. Par contre, quand je me disais que j’avais la chance de passer un casting pour Larry Clark, et de jouer en Vietnamien pour la première fois, je me sentais immédiatement mieux, j’étais motivé à bloc et ma peur se transformait en excitation.

Un casting, c’est avant tout une occasion de jouer. C’est un challenge à relever pour le plaisir !

 

4. Toujours prendre de l’avance sur la préparation et lâcher prise sur le plateau.

 

J’avais été embauché pour une seule scène, ce qui correspond à une demi journée de tournage. Mais à mesure que la date de tournage approchait, j’avais la sensation de ne pas avoir suffisamment préparé mon personnage. Je pensais m’y mettre à fond dans la semaine précédente, mais j’avais le pressentiment que quelque chose pouvait se passer…

Ce pressentiment s’est concrétisé 10 jours avant la date prévue lorsque le premier assistant réalisateur de Larry Clark m’a appelé pour me dire que mon rôle avait été allongé. Je devais commencer le lendemain avec une scène de nu !

Heureusement, j’avais déjà fait quelques recherches sur le rôle et l’univers dont parle le film The Smell Of Us. Sur le plateau, je me suis souvenu de la phrase de l’hypnothérapeute Milton Erickson : « Vous savez plus de choses que vous savez que vous savez. »

J’aurais pu préparer davantage, mais une fois sur le plateau, j’ai accepté le fait que j’en savais suffisamment.

 

5. Toujours rester positif.

Le tournage de The Smell Of Us était très difficile pour l’équipe. Il y a eu beaucoup de changements dans le scénario et toute l’équipe était sous pression pour s’adapter aux exigences du réalisateur. Cette pression se ressentait énormément dans leurs discussions et leur attitude.

Je me sentais en décalage par rapport à l’équipe car j’étais content d’être là, et la plupart avaient hâte que ça se finisse. Le premier jour, j’entendais beaucoup de critiques sur le réalisateur, ce qui ne me mettait pas du tout à l’aise pour tourner ma première scène de simulation de sexe…

J’ai pu m’isoler et me concentrer afin de garder ma confiance dans le réalisateur Larry Clark. J’ai pu éviter d’avoir des pensées négatives le concernant, par contre je suis tombé dans l’erreur d’être négatif vis à vis ceux qui le critiquaient. C’était une manière pour moi de me protéger.

Les autres ne peuvent nous affecter négativement qu’à partir du moment où nous commençons à penser négativement.

Je me rends compte que j’ai tendance à critiquer les personnes critiques. Il m’arrive de penser que d’autres personnes sont trop négatives et cela m’affecte. En réalité, cela m’affecte uniquement parce que je deviens négatif à leur sujet.

Mon nouveau crédo est donc : il n’y a personne de vraiment négatif, il n’y a que des personnes qui souffrent.

 

6. L’échauffement est indispensable quelles que soient les circonstances.

Le premier jour de tournage sur The Smell Of Us, j’ai bien pris le temps de faire mon échauffement. Je me suis mis à l’aise pour tourner les scènes prévues dans la journée. C’est vraiment mon échauffement qui m’a permis de passer une très bonne première journée.

Le troisième jour de tournage, je n’avais pas de scène prévue sur le plan de travail, mais je devais être là au cas où…

Ce jour là, j’ai carrément fait l’erreur de prendre mon ordinateur pour travailler sur le blog. Grave erreur ! J’ai été appelé sur le plateau et je n’étais pas échauffé.

C’était horrible. J’avais l’impression d’être complètement coincé, j’étais trop conscient de moi même, pas naturel du tout, etc…

Je me suis promis que je ne ferais plus jamais ça. J’ai pris la décision de toujours m’échauffer, même si je n’ai pas de scènes de prévues.

Le lendemain, j’ai fait mon échauffement et ma préparation à fond, et c’était beaucoup mieux. Larry Clark était très satisfait de la scène (celle que j’avais eu pour le casting), et j’ai eu des compliments des membres de l’équipe.

 

7. Accepter les circonstances sans forcer le résultat.

 

Deux jours avant la fin du tournage de The Smell Of Us, Larry Clark m’avait prévenu qu’il voulait que je pleure dans la dernière scène du film. Il m’en croyait capable, et moi aussi.

Le dernier jour, j’ai donc fait ma préparation et j’arrivais effectivement à pleurer pendant ma préparation. Sauf que Larry Clark avait changé la scène finale. Il ne m’avait pas donné d’instructions supplémentaires et j’étais resté avec l’idée qu’il fallait que je pleure.

Je n’avais pas réalisé que le moment de l’histoire correspondait plutôt au moment après que j’aie pleuré. J’étais tellement focalisé sur le fait qu’il fallait que je pleure que je ne me suis pas laissé vivre la situation.

J’ai voulu forcer le résultat au lieu d’accepter et de vivre dans les circonstances imaginaires.

 

8. Prendre son temps.

 

S’il arrive que l’on soit pressé entre les scènes, il faut au contraire prendre son temps lorsque la caméra tourne.

La dernière scène se passait autour d’une voiture. J’étais à pied et les autres jeunes arrivaient en skate. J’étais donc le dernier à entrer dans le champs et à arriver autour de la voiture. Il aurait été logique que je sois également le dernier à sorti du champs. Cela aurait permis à mon personnage d’être le dernier que l’on voit dans le film.

J’étais trop pressé et surtout tellement focalisé sur le résultat que je suis sorti beaucoup trop vite du champs.

C’est un autre personnage qui a eu l’honneur de sortir en dernier. Et ce ne sera donc malheureusement pas moi qu’on gardera en tête au générique de The Smell Of Us !

Les grands acteurs savent profiter du temps qu’ils ont devant la caméra et savent faire en sorte que ce temps s’allonge et se densifie.

 

 

Edit 30/10/2013 :

Si vous voulez en savoir plus sur cette expérience, j’ai été interviewé pour le site Webmétrage : http://www.webmetrage.com/2013/10/talk-to-me-adrien-binh-doan-et-oswald.html


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