Interview de la troupe Baudrac & Co

Vinaya par Gwen
Aujourd’hui, j’accueille Vinaya, une lectrice du blog qui a eu la bonne idée de me proposer d’interviewer une troupe de théâtre de sa région.

INTERVIEW: Jean-Claude Baudracco (JCB) et Jean-Paul Joguin (JPJ), comédiens par Vinaya

A l’occasion de la pièce de théâtre Fanny de Marcel Pagnol interprétée par la troupe Baudrac&Co à Villeneuve-Minervois (11) le samedi 13 décembre 2014, j’en profite pour interviewer deux comédiens, Jean-Claude Baudracco et Jean-Paul Joguin:

Comment as-tu intégré la troupe Baudrac&Co?

JPJ: A l’origine, Jean-Claude Baudracco tenait Le restaurant de la Clape à Armissan (11) où j’étais client. Déjà, c’était un passionné de Pagnol. Et en discutant, il a vu que ça me plaisait énormément. Il m’a dit «Je monte une pièce et il me faudrait un personnage…» Et ça s’est fait comme ça.

Tu avais déjà fait du théâtre avant?

JPJ: Non, jamais. Mais j’avais toujours évolué là-dedans, dans la musique… J’ai travaillé pour un groupe qui a été célèbre pendant un temps qui s’appelait Gold où j’avais participé à l’écriture des textes. Pour le théâtre, on a commencé en 1997. Il [JCB] m’avait proposé le rôle de Ludovic dans Cigalon de Pagnol. Ensuite, on s’est aperçu qu’on chantait et écrivait des sketchs un peu tous les deux. Puis, on a carrément créé un spéctacle dans son restaurant. On a fait nos classes de 1997 à 2000.

Et un producteur vous a repéré…

JPJ: Oui, il nous a engagé et on a monté avec lui la trilogie César, Fanny et Marius. On est resté avec ce producteur pendant deux ans. Ça nous a permis de nous faire pas mal de contacts. On a joué en France, en Suisse, à l’île de La Réunion… Ce sont des pièces qui sont éternelles. Ce sont des classiques que les gens redemandent. Depuis 2000, on tourne avec ces pièces-là et on a rajouté La fille du puisatier.

Comme tu n’avais jamais fait de théâtre, tu n’as pas eu trop de difficultés pour apprendre toutes ces répliques par exemple?

JPJ: Non, ça ne m’a pas posé trop de problèmes, surtout Pagnol. C’est un langage assez simple. Je dis souvent que c’est mon jardin. Quand j’étais petit, j’entendais parler comme ça. C’est une évidence pour nous de jouer ça. Après, avec Sophie Barbéro, on est passé à des œuvres un peu plus compliquées. Les textes étaient plus châtiés, plus difficiles à apprendre. Mais après, il y a un mécanisme de la mémoire qui s’installe et il n’y a pas de problèmes.

Tu fais beaucoup de théâtre mais tu fais aussi des films. Quelles différences perçois-tu entre jouer pour le théâtre et jouer pour le cinéma?

JPJ: L’occupation de l’espace est différente surtout le cinéma que l’on fait avec Stéphane Kowalczyk (Coups de Soleil, 1 rue Caussanel, Du bleu au-dessus des toits). C’est du cinéma expérimental. Quand on est à l’intérieur d’un cadre et qu’il faut jouer, il faut donner l’impression de l’espace alors qu’on est réduit. Au théâtre, c’est pas pareil, on peut naviguer, il faut occuper tout l’espace de la scène alors qu’au cinéma, tu sais que tu ne dois pas sortir du champ. Tu n’abordes pas les personnages de la même façon non plus. Au théâtre, il te faut légèrement exagérer, c’est «théâtral» comme on dit. Il faut davantage articuler et porter la voix pour qu’on t’entende jusqu’au dernier rang alors qu’au cinéma, tu peux chuchoter. Et le cinéma m’est plus difficile car j’ai tendance à exagérer. Au cinéma, il faut oublier la caméra, ou l’œil, pour donner le meilleur de soi-même et devenir le personnage, ça c’est le plus difficile. Ça fait 17 ans que je joue ce rôle de Panisse, le maître voilier du port de Marseille. Il est avec moi, il vit en moi. Je l’ai transformé à ma manière, je me le suis approprié sinon ce ne serait qu’une pâle imitation de ce qu’on a vu à la télé.

Et maintenant, tu passes à la réalisation car tu es actuellement en plein tournage de ton premier film…

JPJ: Alors, je ne sais pas ce que ça donnera parce que comme il nous vient des idées au fur et à mesure qu’on les couche avec Gilbert Corbières, le chef opérateur, que j’appelle le preneur d’images. On a tourné à Peyriac-Minervois et là on va tourner à Coursan (11).

Ça faisait longtemps que tu pensais à réaliser un film?

JPJ: Non, ça c’est beaucoup l’influence de Kowalczyk. Nous, ce qui nous manque, ce sont les moyens. On ne fait pas un cinéma commercial, donc on n’est pas aidé. C’est pour ça qu’on a créé ce qu’on appelle le «cinéma des occasions», c’est-à-dire qu’on prend toutes les occasions qui nous sont données pour tourner. Quand on a tourné 1 rue du Caussanel, on a vu qu’il y avait un musée des automates et on a vite demandé l’autorisation pour pouvoir y tourner. On se sert des occasions qui nous sont offertes. On demande, on va tourner chez des gens, chez des amis. On a des amis qui nous servent de comédiens. Patrick Milani, qui a joué dans et écrit Du bleu au-dessus des toits, est venu faire le perchiste pour mon film. C’était sympathique. Tout le monde s’aide car on n’a pas beaucoup de moyen dans ce cinéma-là. Mais c’est grâce à Stéphane Kowalczyk que j’ai eu envie de faire ça. Et ce qui m’a fait chaud au cœur, c’est que les gens participent à ce projet, qu’ils disent «D’accord, on vient» sans intérêt particulier, seulement parce qu’ils voulaient qu’on soit ensemble. J’adore le collectif, travailler ensemble. Le cinéma le permet. S’il y a de bonnes volontés, on peut faire quelque chose de bien.

Un petit conseil pour ceux qui veulent devenir comédiens?

JCB (créateur de la compagnie Baudrac&Co) : En général, quand quelqu’un a des dispositions, il devient comédien. Si Jean-Paul Joguin est devenu comédien, c’est par rapport à son talent. Il y a beaucoup de gens qui veulent faire du théâtre mais après, soit ils n’ont pas assez de passion ou soit il n’ont pas assez de talent, n’ayons pas peur des mots. Au début, on n’était entouré de personnes qui voulaient faire du théâtre mais ils n’ont pas persévérés. Ils ont montré leurs limites, ils se sont écartés d’eux-mêmes.

Comment vous sentez-vous une demie-heure avant de monter sur scène?

JPJ: On a l’habitude. Et puis, on l’a joué samedi dernier. Quand on joue dans les environs, on n’a pas besoin d’une grosse préparation.

JCB: C’est-à-dire qu’on est entouré de comédiens qui sont très talentueux, qui ont beaucoup de mémoire. Mais on n’est pas un exemple à suivre parce que c’est vrai qu’il faudrait se retrouver avant pour répéter.

Mais vous ne répétez pas avant une représentation?

JCB: Celui qui éprouve le besoin de répéter, qui n’est pas sûr de certaines scènes, il va contacter la personne qui doit lui donner la réplique. Et ils se retrouvent pour répéter. Chacun se sécurise comme ça. Au niveau de la mise en scène, ça, ça reste. Souvent avant de jouer, chacun lit son texte. En lisant son texte déjà, ça revient et la mayonnaise prend.

Comment vous organisez-vous pour monter une pièce?

JCB: En général, on monte une pièce en 15 jours, ce qui est rentable. On tourne la trilogie César, Fanny et Marius depuis 2002. On l’a répétée pendant deux semaines pour le jouer depuis plus de 10 ans alors qu’il y a des structures amateurs qui répètent de septembre jusqu’à juin pour donner une ou deux représentations, c’est tout. Mais nous, notre but, c’est de vendre des pièces, de prendre le téléphone et de vendre un peu partout en France et aussi ailleurs pour les jouer parce qu’on en fait tous notre métier. Il faut qu’on en vive. Et il y a en certains, comme moi, qui sont dans la mouvance des deux, du théâtre et des tournages de films. Je fais à peu près 3-4 films par an. J’ai mon fils, Julien Baudracco, qui joue aussi pour la télévision. Même mon petit-fils de 3 ans va jouer dans la série Candice Renoir et mon autre petit-fils d’un mois va être le bébé de l’actrice principale d’un film. Il commence tôt!

N.B: Pour être au courant de l’actualité de la compagnie Baudrac&Co: http://www.jc-baudracco.com

De gauche à droite:JCB + JPJ

Jean-Claude Baudracco

et

Jean-Paul Joguin

Faut-il absolument vivre les émotions ?

Faut-il absolument vivre les émotions pour les transmettre aux spectateurs ?

 

L’idée est assez répandue dans le cinéma que l’acteur doit absolument vivre les émotions pour que le spectateurs les ressente. Pourtant, après deux dessins animés et un gros navet, je me demande si c’est vraiment le cas.

J’étais en famille pour les fêtes de Noël et je me suis retrouvé à regarder La Reine des Neiges avec mes nièces. Je ne l’avais jamais vu et j’ai été pris par l’histoire, je me suis laissé entraîné dans ce monde imaginaire et j’ai été touché par le film. Pourtant, il n’y a pas d’acteur à l’écran. Personne pour vraiment vivre les émotions et me les transmettre.

Le lendemain, on a remis ça avec Le Roi Lion, et là encore, j’ai été touché et j’ai retenu mes larmes devant mes petites nièces… Pourtant, il n’y avait toujours pas d’acteur sur l’écran…

 

Quelques jours plus tard, je me retrouve devant le dernier épisode du Hobbit de Peter Jackson. Les acteurs étaient bien là et lors d’une scène sensée être émouvante, ils vivaient les émotions. Gros plan sur l’une. Gros plan sur l’autre en train de crever au ralentit. Re-gros plan sur la première qui pleure. Re-gros plan sur l’autre qui meurt au ralentit en pleurant. Musique d’ambiance…

Et pourtant, ça m’a fait chier. J’ai senti que Peter Jackson essayait de m’arracher une émotion avec ses contre-champs, ses gros plan et son ralenti. Et ça n’a pas marché.

 

Alors qu’est-ce qui fait qu’on peut être ému par un dessin animé mais que des acteurs en gros plan qui vivent leurs émotions à fond ne nous touche pas ?

 

Je crois que c’est simplement dû à l’histoire, à la clarté et à l’universalité de la situation. Et bien sûr à la mise en scène.

 

Dans les dessins animés, les situations sont en général assez simples et fortes en elle même. Par exemple, le héros reconnaît son amie d’enfance qu’il n’a pas vu depuis des années. Et c’est la situation qui est en soi émouvante.

 

Mais pour que cette émotion soit émouvante, il faut aussi qu’on ait eu le temps de s’attacher au personnage. Il faut que le spectateur puisse comprendre la situation. Il faut que l’histoire et le scénario construise l’intensité de cette situation.

Ce que n’a pas fait Peter Jackson, qui a préféré faire le gros bourrin et imposer les émotions avec la subtilité d’un Orque.

 

Dans tout ça, qu’est-ce que ça peut nous apprendre sur le travail d’acteur ?

Déjà, que ça ne sert à rien de forcer les émotions. Au contraire, le spectateur se sentira forcé de ressentir quelque chose et rien n’est plus désagréable que ça.

Au contraire, le plus important est de bien comprendre la situation de notre personnage et de trouver l’universalité de cette situation. En quoi cette situation peut parler à tout le monde ? Parmi les 7 questions à se poser pour analyser un texte, c’est la première question à se poser.

C’est la situation qu’il est important de faire vivre, et non pas l’émotion qui en découle. Donner uniquement l’émotion serait comme mettre le parfum d’un plat délicieux sur des aliments en plastique.

 

Et la dernière conclusion, c’est qu’il y a une part que l’on ne contrôle pas et qui est celle de la mise en scène et du scénario. Le cinéma est un travail d’équipe, et l’acteur n’a pas tous les pouvoirs. On peut faire de notre mieux et présenter une situation touchante, mais si elle n’est pas mise en valeur par la mise en scène, ou si elle ne s’inscrit pas dans une histoire globale, elle perdra de son intensité.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?


 

Ressentir les émotions grâce à l’auto-hypnose

J’ai préparé une séance d’auto-hypnose en mp3 basée sur ce principe pour vous aider à mieux ressentir les émotions, que ce soit sur scène ou dans la vie.

L’accompagnement de cette séance vous aidera à utiliser et à intégrer cette technique pour être capable de ressentir les émotions sur scène ou dans la vie, ou vous en détacher si nécessaire. Il y a actuellement une offre qui sera bientôt retirée, profitez en maintenant !

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2015 : une année pour prendre des risques !

Bonne année 2015 !

Pour commencer l’année, je me suis filmé pour vous présenter mes vœux. Je n’ai pas l’habitude de m’adresser directement à la caméra mais j’avais envie de faire cette vidéo aussi pour dépasser mes peurs et célébrer mon imperfection. Dans cette vidéo, je vous invite à faire de même.

 

 

 

La liberté d’expression est un combat du quotidien

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J’étais en train de préparer une petite vidéo pour le blog quand j’ai appris ce qu’il s’est passé ce matin à la rédaction de Charlie Hebdo. J’écris cet article à chaud, poussé par le besoin de m’exprimer, de poser des mots pour transmettre et communiquer mon point de vue.

Aujourd’hui, je suis triste pour ces journalistes et je suis admiratif pour leur courage. Le courage de continuer leur travail jusqu’au bout malgré les menaces et les pressions qu’ils ont subit.

Ils n’ont pas cédé à la peur. Ils ont fait leur travail avec humour et amour, conscients du danger mais conscients aussi de sa nécessité. Et c’est parce qu’ils n’ont jamais cédé à la peur qu’ils sont devenus des grands dans leur domaine.

Je me rends compte que notre liberté d’expression est menacée en permanence par la peur et la haine. A chaque fois qu’on s’empêche de s’exprimer par peur des représailles ou de la critique, on enterre un peu plus notre liberté d’expression.

Il faut se battre pour la conquérir, il faut se battre pour la défendre. D’abord contre ses démons intérieurs, contre ses propres peurs qui nous empêchent de nous exprimer. Puis contre les haineux et les obscurantistes qui veulent imposer leur point de vue en empêchant les autres d’exprimer le leur.

L’artiste qui est en nous ne pourra jamais s’exprimer complètement tant que la peur sera là. Chaque jour, il faut faire l’effort de s’exprimer et dire encore et encore sa vérité.

J’ai de la gratitude pour tous ces défenseurs de la liberté d’expression. En hommage à Charlie Hebdo, faisons l’effort de nous exprimer plus librement.

 

Je mettrai la vidéo en ligne demain, elle contient mes vœux pour 2015. A demain.

7 questions à se poser pour analyser un texte

analyser un texte

analyser un texte

 

Dans cet article, je vais partager avec vous 7 questions à se poser pour analyser un texte et le comprendre pour mieux l’interpréter.

 

Pour certains, ces questions paraissent évidentes, mais elles ne le sont pas toujours quand on débute. Quand on commence, on a généralement envie de jouer directement, sans vraiment prendre le temps d’analyser le texte.

 

1. De quoi ça parle ? De quoi s’agit-il ?

 

C’est la première question à se poser quand on analyse un texte. Ça aide à bien comprendre la situation. La scène est présente dans le film ou la pièce parce qu’elle a une importance pour l’histoire. Il faut donc bien comprendre de quoi il s’agit.

Les personnages ne disent pas toujours la vérité dans une scène. Au contraire, la plupart du temps, ils cachent leurs émotions et leurs objectifs. C’est donc à nous de les découvrir pour que le public puisse les comprendre.

Cette première question permet de simplifier les choses et de résumer la scène en une phrase. Par exemple, c’est un couple qui se sépare, ou c’est deux amis d’enfance qui se retrouvent 20 ans après, ou c’est une mère qui apprend la disparition de sa fille, ou c’est une rencontre amoureuse entre un homme et une femme que tout oppose, etc…

Donc en une phrase on résume la situation et l’atmosphère de la scène.

 

2. Qui suis-je ?

 

On doit ensuite comprendre qui on est, quels sont nos états émotionnels, quelle image j’ai de moi-même, comment je suis habillé, etc… ? Analyser un texte nous donne des indications sur notre personnage qu’il faut ensuite creuser et préciser. On commence donc par ce que le texte nous apprend puis on comble les imprécisions par notre imagination et nos choix.

 

3. Quelles sont mes circonstances ?

 

Les circonstances sont un peu l’espace-temps dans lequel on se trouve. C’est donc l’heure qu’il est, la saison, le jour. Mais aussi ce qui vient de se passer, ce que j’espère qu’il va se passer ensuite. Et le lieu, la ville, le quartier dans lequel je suis, ce qui m’entoure dans la pièce, la météo, la luminosité, etc… C’est aussi le contexte politique, l’époque, ce qui se passe dans le monde.

 

4. Quelles sont mes relations ?

 

Ce sont les relations avec les circonstances, le lieu, les objets ainsi que les autres personnages. Ma relation avec ma chambre d’enfance n’est pas du tout la même que ma relation avec une chambre quelconque, même si elles peuvent être décorées de la même manière.

La relation avec les autres personnages, c’est tout ce qu’on pense d’eux, ce qu’on ressent par rapport à eux, les événements qui nous ont marqué, etc… La différence d’âge peut aussi marquer la relation.

 

5. Qu’est-ce que je veux ?

 

Dans n’importe quelle scène, on cherche toujours à obtenir quelque chose. On a un besoin à assouvir, un objectif à atteindre. Ça peut être un objectif émotionnel direct comme « je veux que tu m’aimes » ou autre comme « je veux que tu me dises qui a tué mon frère ». Cet objectif doit toujours nous allumer émotionnellement. Il doit nous faire quelque chose. C’est la puissance de cet objectif qui va faire la force de la scène.

Que se passera-t-il si je l’atteint ? Que se passera-t-il si je ne l’atteint pas ?

On a un objectif pour la scène, et un objectif pour l’ensemble du scénario ( le sur-objectif). L’objectif de scène doit permettre de se rapprocher du sur-objectif.

 

6. Quels sont mes obstacles ?

Qu’est-ce qui m’empêche d’obtenir ce que je veux ? Si on atteignait l’objectif trop facilement, il n’y aurait pas d’histoire. Il y a plein d’obstacles que notre personnage doit surmonter pour atteindre son objectif. Ces obstacles peuvent être externes (autres personnages, circonstances…) ou internes (pensées, habitudes, comportements…).

 

7. Qu’est-ce que je fais pour obtenir ce que je veux ?

 

Quelles sont mes actions ? Pour atteindre mon objectif, je vais agir sur l’autre ou sur l’environnement. Ça peut être des actions physiques comme fouiller la pièce, renverser le bureau, ou émotionnelles : menacer, supplier, amadouer, séduire, etc…

Ce sont ces actions qui permettent de contourner ou de surmonter les obstacles.

 

 

[Vidéo] 3 qualités, 3 problèmes et 5 solutions pour devenir acteur

qualités devenir acteur

qualités devenir acteur

 

Dans cette nouvelle interview en vidéo, j’ai posé 3 questions à Emmanuelle Chaulet sur les qualités requises pour devenir acteur, les problèmes des acteurs, et les solutions pour les surmonter.

Emmanuelle Chaulet est spécialisée dans l’accompagnement des acteurs dans leur recherche de rôles et de projets.

J’ai suivi sa méthode qui m’a permis de surmonter mes obstacles intérieurs et de mettre en place une stratégie pour ma recherche de rôles. J’ai particulièrement apprécié le fait qu’elle comprend parfaitement les problèmes qu’on peut rencontrer dans notre parcours et qui nous bloquent dans nos démarches. C’est pour ça que j’ai voulu partager cette interview avec vous.

 

3 qualités, 3 problèmes et 5 solutions pour devenir acteur :

 

 

 

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3 qualités pour devenir acteur :

 

Dans l’interview, Emmanuelle parle de 3 qualités pour devenir acteur (au delà du fait de bien jouer) :

 La passion

On ne peut pas réussir dans ce métier si on n’a pas la passion. Il faut vouloir le faire et sentir intérieurement qu’on ne peut faire que ça.

 

La patience

Il faut parfois attendre des années avant d’avoir les résultats de nos actions.

 

La persévérance

Il faut pouvoir continuer malgré les échecs et les difficultés. La résilience permet de passer à autre chose et de repartir après un échec.

 

3 problèmes que rencontrent les acteurs

 

Le manque de confiance en soi

 

La route est semée d’embûches. Le travail de l’acteur est fait de remises en questions permanentes. Les acteurs sont confrontés à des échecs et des embûches qui leur font perdre facilement confiance.

 

La dispersion

Les acteurs sont des créatifs qui passent facilement d’une idée à l’autre et manquent souvent de concentration. Pour avancer dans le métier, il faut avoir un but et aller de l’avant, ce qu’on appelle « tracer ». La dispersion fait perdre du temps aux acteurs qui définissent mal leurs priorités et essaient de tout faire en même temps.

 

La négativité

Les acteurs font un travail pour être plus vulnérables, plus ouverts et n’apprennent pas à se protéger des abus et des difficultés du milieu et du métier. Toutes ces blessures se transforment en négativité qui sabote leurs efforts.

 

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5 solutions pour devenir acteur

La cohérence

Savoir pourquoi on fait ce métier permet de garder une cohérence dans son parcours et d’éviter la dispersion dans des projets qui ne font pas avancer.

 

La réflexion sur soi

Bien se connaître est indispensable pour se présenter au monde. Il faut savoir qui on est, comment on nous perçoit, qu’est-ce qu’on veut dire, etc…

 

Le dialogue intérieur

Nous sommes composés de différentes parties de nous même qui agissent comme des personnages intérieurs, des archétypes. Certains de ces archétypes agissent dans le sens contraire d’autres archétypes et parfois dans le sens contraire de ce qu’on voudrait. Il est nécessaire de comprendre quels sont ces archétypes pour les utiliser dans notre jeu et notre communication mais aussi pour changer certains comportements.

 

La décision de changer

Si on fait toujours les mêmes choses, on aura toujours les mêmes résultats. Si on veut que les choses changent, il faut agir différemment, décider des changer les choses et mettre en place de nouvelles habitudes, de nouvelles croyances,  de nouveaux comportements.

 

Les outils de communication

Après ce travail sur soi, on peut mettre en place ses outils de communication, les photos, la bande-démo, etc… Ces outils seront mis en place en fonction de nos archétypes intérieurs dominants et de la manière dont on est perçu par les autres.

 

 

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Découvrez le livre d’Emmanuelle Chaulet : A Balancing Act

Ce livre est en anglais et apporte un éclairage majeur sur les liens entre le métier d’acteur, le jeu et les difficultés des acteurs. C’est à la fois un livre sur le jeu et sur le développement personnel nécessaire pour avancer dans sa carrière d’acteur, tout en restant sain et équilibré. Emmanuelle utilise son expérience d’actrice, de coach et d’enseignante pour partager le résultat de ses recherches sur les thérapies énergétiques appliquées au métier d’acteur.

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4 méthodes + 2 astuces pour apprendre un texte par coeur facilement

comment apprendre un texte facilement

 

 

Dans cet article, vous trouverez 4 méthodes + 2 astuces pour apprendre un texte par coeur facilement.

Apprendre un texte par coeur peut faire peur quand on se lance pour devenir acteur.  Pourtant, ce n’est pas le plus difficile pour devenir acteur. Chacun a sa façon de faire, l’essentiel c’est que ça rentre !

 

Comment apprendre un texte par coeur : La méthode écrite

 

Ré-écrivez votre texte à la main en disant le texte en même temps que vous l’écrivez

 

Cette méthode n’est pas indispensable pour apprendre un texte par coeur mais elle est efficace. Cela vous force à prendre le temps de vous concentrer sur chaque mot en mettant en jeu différentes parties du cerveau (parole, écriture, lecture). Le fait d’écrire ralenti également le processus de pensée et permet à l’imagination de faire des associations d’idées sur chaque mot.

Utilisez de préférence un stylo bleu. D’après certaines études, la couleur bleue favorise la mémorisation.

 

Comment apprendre un texte par coeur : La méthode des idées clés

Divisez le texte en idées clés et retenez l’enchaînement de ces idées. Utilisez des images marquantes pour ces idées

 

Quand on doit apprendre un texte par coeur, il vaut mieux le diviser en petit paragraphes qui correspondent à une idée clé. C’est plus simple d’apprendre ces idées clés pour se souvenir des différentes parties du texte. Vous pouvez aussi diviser chaque paragraphe en idées clés.

La mémoire fonctionne avec l’imagination. En utilisant des images fortes et marquantes pour les idées clés du texte, vous le retiendrez plus facilement.

Cherchez les mots du texte qui évoquent immédiatement une image pour vous et utilisez les pour apprendre le texte par coeur. Certains mots ont une forte puissance évocatrice. Ils mettent tout de suite des images dans la tête. Autant s’en servir comme points d’appuis pour retenir le texte.

 

Représentez vous les choses dans l’espace.

Si le texte évoque des lieux ou des personnes, représentez-vous les dans l’espace.

Par exemple, si je vous parle de la tour Eiffel, vous avez une idée d’où elle se trouve par rapport à vous. C’est également le cas si je vous parle de votre mère. Même si sa localisation par rapport à vous est imprécise voire fausse, vous en avez une idée. D’ailleurs, c’est cela qui fait la surprise quand vous pensez qu’une personne est à un endroit et que vous la voyez à un autre.

Cela doit être valable pour votre personnage également. Pour apprendre un texte par coeur, localisez chaque objet, lieu, et personne dans l’espace autour de vous.

 

Comment apprendre un texte par coeur : la méthode vocale

Apprenez ligne par ligne à voix haute, sans intonation

 

Quand on met l’intonation en apprenant un texte, on a l’impression de le retenir plus facilement. Mais dès qu’on change les intentions et qu’on le récite dans un autre contexte, le texte s’échappe de la mémoire. Mieux vaut apprendre son texte sans intonation à voix haute afin d’entraîner les lèvres à le prononcer. Ensuite, c’est plus simple de mettre différentes intentions derrière.

Lisez la première ligne à voix haute(sans intonation), puis cachez la et récitez la. Puis lisez la première et la deuxième, puis cachez les et récitez. Puis lisez du début jusqu’à la troisième, puis cachez et récitez, et ainsi de suite jusqu’à la fin. Vous pouvez faire ça pour chaque paragraphe, puis recommencez pour le texte en entier.

 

Utilisez la mémoire des muscles

 

Dites le texte le plus rapidement possible et en faisant attention à l’articulation pour entraîner les muscles de la bouche. Après un certain nombre de répétitions, vous vous rendrez compte que c’est votre bouche qui dit les mots sans que vous y pensiez, un peu comme si vos muscles agissaient par réflexe.

C’est la méthode la plus sûre pour apprendre un texte par coeur facilement. Ça demande de la discipline et de la répétition mais ça permet de connaître le texte sur le bout des lèvres.

Comment apprendre un texte par coeur : la méthode audio

 

Enregistrez le texte et écoutez le

 

Entendre un texte met en jeu un processus complètement différent que de le lire. Certaines personnes plus auditives arrivent à apprendre un texte par coeur plus facilement quand elles l’entendent que quand elles le lisent. Si c’est votre cas, enregistrez vous, puis passez votre texte en boucle !

Au début, écoutez attentivement le texte afin de concentrer votre mémoire et votre imagination dessus. Ensuite, vous pouvez le laisser tourner en boucle pendant que vous faites autre chose.

Vous pouvez utiliser le logiciel Audacity gratuit sur ordi par exemple ou un dictaphone.

 

 

 

2 Astuce pour apprendre un texte par coeur :

Mettez un fond musical baroque

 

Des recherches ont montré que la musique Baroque aidait à mieux mémoriser et à apprendre un texte par coeur plus facilement. Vous pouvez utiliser une musique baroque en fond sonore pour stimuler le cerveau droit lié à l’imagination. A tester si vous aimez la musique baroque !

Bougez, marchez

On peut apprendre un texte par coeur en restant assis et l’oublier dès qu’on se met à bouger. Le fait de bouger amène de l’oxygène au cerveau et force à être plus concentré sur l’apprentissage du texte.

 

Evidemment, vous pouvez combiner ces méthodes pour apprendre un texte par coeur encore plus facilement.

 

Comment vérifier que vous savez votre texte par coeur :

Essayez de le réciter en faisant une activité physique (jonglage, rangement, sport…)

Pour vérifier que vous savez parfaitement votre texte, essayez de faire quelque chose d’autre qui requiert votre attention et vous force à bouger pendant que vous le récitez. Par exemple en faisant la vaisselle, en jonglant, en dessinant, etc…

 

Enregistrez uniquement le texte de votre partenaire en laissant du blanc pour vous

Récitez votre texte en utilisant un dictaphone pour vous donner la réplique. Vous pourrez vérifier que vous savez votre texte mais aussi que vous savez le dire au bon moment.

Pour être vraiment sûr de le savoir et d’être capable de le réciter naturellement, faites ça pendant que vous faites une activité physique.